« Le conducteur de cabriolet » d’Alexandre Dumas, résumé
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Le roman d’Alexandre Dumas, écrit au début des années 1830, est un chef-d’œuvre de la prose romantique, où une esquisse banale de la vie parisienne se mue avec fluidité en un récit dramatique d’honneur, d’amour et d’abnégation. L’œuvre est remarquable par l’inclusion de l’auteur lui-même dans la narration, ce qui lui confère une grande authenticité, et par l’utilisation de la figure d’un simple cocher comme porteur d’une histoire noble qui contraste avec sa condition sociale.
La philosophie des chauffeurs de taxi parisiens
Le récit s’ouvre sur une observation sociologique de l’auteur, établissant une distinction nette entre deux types de cochers parisiens : le fiacre et le cocher de cabriolet. Le premier est décrit comme un être rude, silencieux et stoïque, évoquant l’homme préhistorique. Il accomplit sa tâche machinalement, sans manifester le moindre intérêt ni pour les chevaux ni pour les passagers.
Le cocher, en revanche, est un produit de la civilisation. Sociable et attentionné, il a assimilé des connaissances de ses passagers : des opinions littéraires d’universitaires, des points de vue politiques de parlementaires et des connaissances chirurgicales d’étudiants en médecine. C’est à cette catégorie qu’appartient le protagoniste de l’histoire, Cantillon, qui conduit le cabriolet numéro 221.
Visite du Nouvel An
L’action se déroule le 1er janvier 1831. Le narrateur, que l’on reconnaît aisément comme Dumas lui-même, loue la voiture de Cantillon pour ses traditionnelles visites du Nouvel An. Le cabriolet est choisi pour son allure soignée et les vestiges d’un luxe passé dans la tenue du cocher : son chapeau et son habit portent encore les traces de galons déchirés et de galons de livrée, témoignant de son passé de domestique dans une riche maison.
La première visite a lieu à l’Arsenal, chez l’écrivain Charles Nodier. En chemin, le narrateur est absorbé par ses pensées créatrices : il travaille au dénouement du troisième acte de sa pièce « Antoine ». Cantillon, désireux de converser, s’efforce d’attirer l’attention du passager, ajustant ses sangles de jambe et sifflant des airs, mais l’écrivain reste indifférent, construisant mentalement les dialogues de ses personnages.
Après une visite à Nodier, le silence se brise enfin. Cantillon, apprenant que son passager est écrivain, lui propose un sujet de roman inspiré de faits réels de sa propre vie. Il s’avère que le cocher a jadis été au service du jeune et riche Monsieur Eugène.
L’histoire de M. Eugène
Il y a dix ans, Cantillon entra au service de Monsieur Eugène, un jeune homme mélancolique dont le revenu s’élevait à dix mille livres. Eugène menait une vie solitaire, mais avait un ennemi : un voisin nommé Alfred de Linard, un homme arrogant et désagréable. Leur querelle s’envenima après une rencontre fortuite dans un escalier et une altercation lors d’un bal.
Un soir, en rentrant chez eux, Eugène et Cantillon virent une femme se jeter d’un pont dans la Seine, désespérée. Sans hésiter, Eugène sauta dans l’eau glacée pour la secourir. Cantillon, qui ne savait pas nager, tenta de lui porter secours depuis sa barque, mais dans la confusion, il laissa tomber une de ses rames et faillit se noyer.
La scène du sauvetage est décrite avec un grand sens du drame. Dans l’obscurité la plus totale, Eugène parvint à repérer la femme qui se noyait et à nager jusqu’à la barque du domestique. Cantillon, faisant preuve d’ingéniosité, réussit à hisser le maître épuisé et la jeune fille à bord à l’aide de sa dernière rame. Les sauveteurs répondirent à leurs cris de détresse et les victimes furent ramenées sur la rive.
Le secret de la fille sauvée
La jeune fille secourue, prénommée Marie, fut transportée à l’hôpital de la rue du Bac. Après avoir repris conscience, elle confia à Eugène que ses actes étaient dus à la trahison de son amant : elle était enceinte et il l’avait abandonnée. Eugène, faisant preuve de noblesse, promit de prendre soin d’elle et demanda la permission d’informer son père qu’elle était vivante.
Cantillon fut chargé d’une lettre au père de Marie, le capitaine Dumont, qui habitait un modeste grenier rue Fossé-Saint-Victor. Le cocher trouva le vieux soldat sur le point de se suicider : le capitaine, ayant reçu la lettre d’adieu de sa fille, chargeait ses pistolets, projetant d’abattre son séducteur puis de se donner la mort. La nouvelle du sauvetage de sa fille le fit renoncer.
Le choc de l’honneur
Une scène tragique se déroula à l’hôpital de la rue Bac. Tandis que le capitaine Dumont et Eugène étaient au chevet de Marie, le responsable du drame, Alfred de Linard, fit son apparition. Eugène le força à entrer dans la chambre. Alfred déclara cyniquement qu’il ne pouvait épouser Marie à cause de l’opposition de sa famille, mais qu’il était prêt à payer pour s’en sortir.
Le capitaine Dumont, furieux, attaqua son agresseur. Eugène les sépara, mais le duel était inévitable. Il fut décidé que les adversaires se rencontreraient dans une heure au bois de Boulogne, à la porte Maillot.
Duel dans le Bois de Boulogne
À l’aube, les deux hommes arrivèrent sur les lieux du duel. Le capitaine Dumont, conscient de ses faibles chances, laissa ses dernières instructions à Eugène : remettre à sa fille la bague de sa mère et prendre soin d’elle après sa mort. Le vieux soldat choisit les pistolets.
Le duel fut bref. Des coups de feu retentirent et le capitaine Dumont s’écroula, mort. Eugène, son second, prit calmement les épées et déclara que c’était désormais au tour d’Alfred de l’affronter. Alfred tenta de se dérober en prétextant la fatigue, mais Eugène resta inflexible.
La seconde partie du duel se déroula à l’épée. Eugène escrima avec un calme glacial, parant les coups de son adversaire. Même blessé au bras et à la cuisse, il ne recula pas. Lorsqu’Alfred, sûr de sa victoire, fit une attaque imprudente, Eugène porta le coup fatal, transperçant son adversaire de part en part.
Une fin noble
Alfred, mourant, ne montra aucun remords. Eugène, convaincu de la mort de son ennemi, envoya aussitôt Cantillon chercher un notaire. Cet acte n’avait pas pour but d’officialiser l’héritage, mais de sauver l’honneur de Marie. Eugène épousa la jeune fille et reconnut son enfant comme le sien, assurant ainsi leur statut légal et leur bien-être matériel.
Après ces événements, Eugène et sa jeune épouse entreprirent un voyage. Cantillon, le fidèle serviteur, reçut une généreuse récompense : mille francs, ainsi que le cabriolet et le cheval, ce qui lui permit de se mettre à son compte et de devenir cocher indépendant.
Le narrateur, après avoir entendu ce récit, ordonne qu’on le ramène chez lui, reportant ses visites suivantes. Impressionné par la noblesse des personnages et le caractère dramatique des événements, il décide de consigner par écrit ce qu’il a entendu. «Je suis retourné dans ma chambre et j’ai noté l’histoire de Cantillon telle qu’il me la racontait.»
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