Échos du théâtre. Adagio d’un siècle révolu
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с 17 Апреля
по 24 МаяКалужский музей изобразительных искусств
ул. Ленина, 103
Калуга
L’exposition «Échos du théâtre. Adagio d’un siècle révolu» rend hommage au Théâtre Bolchoï à l’occasion de son 250e anniversaire et propose simultanément un voyage à travers le temps. L’Adagio, duo lyrique des personnages principaux du ballet, est une mélodie romantique et sublime qui cherche à exprimer les sentiments de deux amants.
L’artiste Olga Osnach travaille avec les souvenirs. Ses œuvres sont des instants capturés qui forment le récit de quelque chose de plus grand, une célébration dont les événements sont précieusement conservés dans la mémoire.
Les œuvres graphiques de la série « Billets de spectacles passés » nous transportent au tournant du siècle, dans ce théâtre sanctifié par les grands noms de Stanislavski et Nemirovitch-Dantchenko. De même que les mélodies et les scènes des représentations se sont répandues de Moscou à Vienne, Vérone, Berlin, Kalouga, Tver, Novossibirsk… le théâtre a disparu. La musique s’est tue, mais l’écho du théâtre demeure, et il est triste de le voir s’éteindre. Les billets de théâtre deviennent le témoignage de la beauté d’une représentation, mais aussi le symbole d’un voyage au cœur d’un conte de fées, une sorte de clé qui ouvre la porte des souvenirs.
Le théâtre Bolchoï n’est pas seulement le premier théâtre du pays, mais aussi un trésor national, son symbole culturel le plus populaire. Le quadrige d’Apollon ornant sa façade est familier à presque tous : il figure sur le billet de cent roubles, la coupure la plus répandue. D’où l’image familière du tableau d’Olga Osnach : un billet de banque, devenu une sorte de document d’État, qui a consacré l’importance du théâtre Bolchoï.
Témoins de la beauté, anges, ils nous contemplent depuis les toiles d’Olga Osnach. Ils sont les témoins invisibles de la création d’une performance, d’un élément de stuc qui orne un édifice magnifique.
Les anges sont présents, témoins du parcours de vie tracé par le destin pour le théâtre et pour l’homme, pour les personnages sur scène et dans la vie. Ce long voyage, soigneusement préparé et résolument planifié, est contemplé avec gratitude par les anges, heureux chemin vers le Divin et le Destin qui a donné vie au théâtre.
Le théâtre nous offre la possibilité de ressentir, comme si nous tenions entre nos mains, les méandres des destins humains : les castagnettes de Carmen, les larmes qui coulent sur nos joues lorsque nous disons adieu à notre fils, destiné à régner sur la Russie mais englouti comme une victime par le feu de la conscience paternelle, si implacable! Nous sommes contraints de partager les pensées capricieuses de Falstaff, dieu de la vulgarité, les festivités de Sadko, débridé dans son narcissisme commercial. Et la mort d’Andreï Bolkonski, empreinte d’un amour tendre, et la descente aux enfers d’Alexeï dans le monde du jeu, rongé par la maladie du joueur. Mais grâce aux interprétations, nous pouvons, ne serait-ce qu’un instant, porter leurs sentiments et les masques de leurs vies.
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