Agostino Brunias – A West Indian Flower Girl and Two other Free Women of Color
Emplacement: Yale Center for British Art, Paul Mellon Collection, New Haven.
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À ses côtés, une autre femme, dont le turban de couleur vive contraste avec son foulard blanc, observe attentivement le plat de fleurs, peut-être en préparation pour un achat. La troisième femme, à gauche, porte un châle et une robe blanche rayée, et semble engager une conversation avec la femme centrale. On remarque un détail notable : le pliage du tissu de sa robe laisse entrevoir la structure rayée de sa jupe.
Larrière-plan révèle un environnement urbain, probablement une rue ou une place coloniale. Des bâtiments à colombages et des toits en tuiles témoignent dune architecture typique de cette époque et de cette région. Un homme, visible à larrière-plan, semble en train de travailler, peut-être un ouvrier ou un domestique. Sa position plus discrète, et son habillement simple, mettent en relief le statut des femmes au premier plan.
Lœuvre évoque une ambiance de vie sociale et de commerce, mais également un certain statut social. Le choix des sujets, des vêtements soignés, et la mise en scène suggèrent une volonté de représenter des femmes « de couleur » qui jouissent d’une certaine liberté et d’une certaine autonomie économique. Le contraste entre les femmes au premier plan, élégantes et actives, et lhomme de larrière-plan, plus discret et visiblement engagé dans un travail manuel, laisse entrevoir une interrogation subtile sur les hiérarchies sociales et les dynamiques de pouvoir au sein de la société coloniale. Les fleurs, symbole de beauté et de délicatesse, pourraient également être interprétées comme un signe de prospérité et délévation sociale. L’ensemble suggère une tentative de représentation de la complexité des relations sociales dans le contexte d’une société coloniale, où les frontières de classe et d’identité sont fluides et souvent ambivalentes.