National Gallery of Art – Benozzo Gozzoli - The Feast of Herod and the Beheading of Saint John the Baptist
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Au premier plan, un autre récit se déroule. Un homme, vêtu dune armure bleue et ornée dun écusson, sapprête à porter le coup fatal à un homme nu, agenouillé, dont la tête est déjà séparée du corps. Lexécution est menée avec une froide efficacité, sans effusion de sang visible, ce qui renforce laspect théâtral et macabre de la scène. Une femme, drapée dans une robe jaune, se tient près de lhomme à lépée, les bras levés vers le ciel dans une attitude désespérée et suppliante. Elle semble implorer le sort du condamné ou, peut-être, dénoncer linjustice de la situation.
Un ange, auréolé, se tient à l’extrémité gauche de l’image, dans une niche. Il a les yeux baissés, en prière, et semble témoigner silencieux du drame qui se joue. Sa présence suggère une dimension spirituelle et une critique implicite de la violence et de la frivolité du banquet.
Larchitecture de larrière-plan, avec ses arcs et ses poutres apparentes, crée une perspective qui guide le regard et accentue la séparation entre les deux scènes. Le plafond, orné dune structure complexe, ajoute à la solennité de lensemble.
Lœuvre est riche de sous-textes. Le contraste entre la fête et lexécution symbolise la fragilité de la vie et la vanité des plaisirs terrestres face à la mort. Lattitude suppliante de la femme pourrait représenter la douleur humaine face à linjustice et à la perte. La présence de lange témoigne de limportance de la foi et de la rédemption dans un monde marqué par la souffrance. Lensemble suggère une méditation sur le pouvoir, la justice, et les conséquences morales des actions humaines. L’absence de violence physique directe, et la mise en scène presque théâtrale de l’exécution, contribuent à un sentiment détrangeté et de gravité particulière.