Résumé du « Festin » de Xénophon
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Cet ouvrage, appartenant au genre du dialogue socratique, a été composé par l’écrivain et historien grec Xénophon après 380 av. J.-C. L’auteur y relate une rencontre amicale qui eut lieu en 421 av. J.-C. Le texte est précieux car il illustre un aspect plus léger de la vie de Socrate et de son entourage, contrastant avec les traités philosophiques plus rigoureux qui décrivent le comportement des nobles durant leurs loisirs et leurs divertissements.
Contrairement au dialogue de Platon portant le même nom, le Banquet de Xénophon ne prétend pas à une profondeur métaphysique, mais est considéré comme une source importante d’informations sur la vie et les coutumes de l’aristocratie athénienne de l’époque, et offre également une vision alternative de la personnalité de Socrate.
Accueil des invités et début de la célébration
Le récit est narré à la première personne. L’auteure affirme vouloir décrire non seulement les actes héroïques des grands hommes, mais aussi leur humour. L’histoire se déroule pendant les Jeux panathénaïques. Callias, riche Athénien et fils d’Hipponicos, se promène avec son amant, le jeune Autolycos, vainqueur de pancrace, et son père, Lycon, lorsqu’il croise un groupe de connaissances. Parmi eux se trouvent Socrate, Critobule, Hermogène, Antisthène et Charmide. Callias les invite avec insistance à dîner, leur assurant que la présence d’hommes purifiés par la philosophie honorera davantage sa demeure que celle de chefs militaires ou de fonctionnaires.
Les invités, d’abord poliment réticents, finissent par céder à l’insistance de Callias. Après s’être lavés et avoir fait quelques exercices de gymnastique, ils prennent place à table. L’attention se porte tout particulièrement sur la beauté du jeune Autolycus. La présence d’un si bel homme suscite un silence respectueux et une admiration profonde parmi l’assemblée, presque religieuse. Xénophon note que la beauté alliée à la modestie a un effet noble sur les hommes : les gestes deviennent fluides et les regards accueillants.
Un invité surprise et le premier divertissement
On frappe à la porte, rompant le silence. Le bouffon Philippe apparaît et demande à entrer, déclarant qu’il a tout ce qu’il faut pour dîner, mais que son estomac est vide. Callias, ne voulant pas passer pour un avare, l’invite à table. Philippe tente de divertir les convives avec ses traits d’esprit habituels, mais voyant que personne ne rit, il feint le désespoir. Il se couvre la tête de son manteau et se met à sangloter, déplorant que son art soit ruiné : si l’on cesse de rire, plus personne ne l’invitera à dîner. Cette plaisanterie finit par arracher des sourires, et Critobule rit, ce qui console le bouffon, qui retourne à table.
Une fois les tables débarrassées et les libations offertes aux dieux, le Syracusain apparaît avec sa troupe : un flûtiste virtuose, une danseuse acrobatique et un jeune garçon jouant de la cithare et dansant. Les convives apprécient la musique. Socrate admire l’organisation de la soirée, mais lorsque Callias suggère d’apporter de l’encens, le philosophe refuse. Il soutient que les hommes n’ont nul besoin de parfums artificiels. Le meilleur parfum pour un citoyen libre est celui de l’huile de gymnasa, symbole d’exercice physique, tandis que pour les personnes âgées, le seul parfum digne d’intérêt est celui de la « kalokagathia » (pureté morale et noblesse).
Danse et discussion sur la parentalité
Une danseuse exécute un numéro complexe avec des cerceaux, les lançant en l’air. Socrate remarque que la nature des femmes n’est en rien inférieure à celle des hommes, ne leur manquant que la force physique et la fermeté ; les hommes devraient donc enseigner à leurs épouses tout ce qui est nécessaire. Antisthène rétorque : pourquoi Socrate lui-même n’a-t-il pas discipliné sa femme Xanthippe, connue pour son mauvais caractère? Socrate répond par une métaphore équestre : celui qui veut être un bon cavalier choisit un cheval fougueux, car une fois qu’il le maîtrise, il peut facilement maîtriser n’importe quel autre. Ainsi, désireux lui aussi de communiquer avec les hommes, il a choisi Xanthippe pour apprendre à interagir même avec les caractères les plus difficiles.
S’ensuit un numéro périlleux : une jeune fille se jette dans un cerceau hérissé d’épées acérées. Socrate souligne que le courage s’apprend, puisqu’une femme elle-même ose prendre un tel risque. Lorsque le garçon se met à danser, Socrate loue l’harmonie de ses mouvements, qui engagent tout son corps. Le philosophe confie qu’il aimerait lui-même apprendre à danser pour rester en bonne santé et éviter de prendre du ventre. Cette déclaration provoque l’hilarité générale. Le bouffon Philippe parodie la danse du garçon et de la fille, mais de façon grotesque, exagérant chaque mouvement et provoquant l’hilarité générale.
Conversation autour d’un verre de vin
Socrate prononce un discours sur les bienfaits d’une consommation modérée de vin. Il compare les hommes à des plantes : saturées d’eau, elles ne peuvent prospérer, mais avec une légère pluie (une consommation modérée), elles s’épanouissent. Le philosophe suggère de boire dans de petits verres afin que le vin n’entraîne pas l’ivresse, mais une douce joie.
La pause musicale est interrompue par une proposition d’engager la conversation. Callias invite chaque invité à partager la qualité ou la compétence dont il est le plus fier.
Objets de fierté pour les invités
- Callias se targue de rendre les gens plus justes. À la question de savoir comment, il répond : «En leur donnant de l’argent.» Il est convaincu qu’avec les moyens de subvenir à leurs besoins, les gens ne commettront pas de crimes.
- Nicératos se vante de connaître Homère par cœur. Antisthène fait remarquer avec sarcasme que ce savoir est accessible même aux rhapsodes, considérés comme des fous.
- Critobule est fier de sa beauté. Il prétend que son apparence lui permet de tout obtenir sans effort, séduisant ainsi les gens.
- Antisthène prétend être fier de sa richesse, malgré sa pauvreté matérielle. Il explique que la véritable richesse réside dans l’âme : peu lui suffit, il est libre de toute avidité et toujours prêt à partager ses bienfaits spirituels avec ses amis.
- Charmides est fier de sa pauvreté. Autrefois, lorsqu’il était riche, il vivait dans la crainte des voleurs et des flagorneurs, et payait des impôts ; mais maintenant, il est libre, on lui fait place et il ne craint plus rien.
- Socrate déclare soudain qu’il est fier de l’art de l’entrelacement (au sens le plus élevé du terme – la capacité de réunir les gens et de les rendre agréables les uns aux autres).
- Lycon est fier de son fils Autolycus, et Autolycus est fier de son père.
- Hermogène est fier de la vertu et du pouvoir de ses amis – les dieux qui veillent sur lui et lui envoient des signes.
Conflits et concurrence dans le domaine de la beauté
Un débat animé s’ensuit, chacun défendant sa thèse. Niceratus soutient qu’Homère donne des conseils pour toutes les occasions, même sur la façon d’aromatiser les boissons avec des oignons. Cela donne lieu à des plaisanteries sur le fait que l’odeur des oignons peut effrayer les femmes si quelqu’un tente de les embrasser.
L’épisode central est le «duel de beauté» entre Socrate et Critobule. Socrate, usant de sa méthode dialectique, soutient que la beauté est une question d’opportunité. Ses yeux sont plus beaux car ils sont globuleux et voient non seulement droit devant, mais aussi sur les côtés ; son nez, avec ses larges narines, capte mieux les parfums, et ses lèvres charnues embrassent avec plus de tendresse. Cependant, lors d’un vote secret (effectué par un garçon et une fille de la troupe), Critobule l’emporte, et Socrate l’accuse, non sans humour, d’avoir corrompu les juges.
Conflit avec les Syracusains
Au cours d’une conversation, l’impresario de Syracuse s’irrite car les invités sont absorbés par la discussion plutôt que par ses artistes. Il s’adresse impoliment à Socrate, lui demandant s’il est vrai qu’il est un «penseur» la tête dans les nuages (une allusion à la comédie d’Aristophane «Les Nuées»). Socrate réplique calmement. Antisthène tente d’envenimer la situation en comparant le Syracusain à un homme querelleur, mais Socrate apaise la dispute en appelant au calme et en invitant tout le monde à chanter ensemble.
Discours de Socrate sur l’amour (Éros)
Socrate prononce un long discours solennel, s’adressant à Callias et Autolycos. Il distingue deux aspects d’Aphrodite : Aphrodite Urania (céleste) et Aphrodite Pandemos (vulgaire/populaire).
- L’amour terrestre est tourné vers le corps. Il est éphémère, car la beauté s’estompe, et le sentiment avec elle. Cet amour est souvent associé à la violence ou à l’égoïsme.
- L’amour céleste est tourné vers l’âme, l’amitié et la vertu. Il se fortifie avec l’âge, à mesure que l’âme s’enrichit de sagesse.
Socrate loue Callias pour la noblesse de son attirance pour Autolycos. Il encourage le jeune homme à rechercher la bravoure et le savoir, citant l’exemple des héros mythologiques, célèbres non pour leur beauté mais pour leurs exploits. Le philosophe affirme qu’un véritable amoureux se soucie du développement moral de l’être aimé, et non de son propre plaisir.
Finale : Pantomime
La soirée se termine par une représentation. Le Syracusain organise une pantomime inspirée du mythe de Dionysos et Ariane. Les acteurs interprètent la rencontre du dieu et de sa bien-aimée. La performance est si réaliste et empreinte d’une passion authentique qu’elle marque profondément le public. Xénophon souligne que les acteurs ne jouaient pas la comédie ; ils semblaient véritablement amoureux l’un de l’autre.
Les invités sont ravis de voir Dionysos et Ariane s’embrasser passionnément. Les célibataires font vœu de mariage sur-le-champ, tandis que les hommes mariés remontent à cheval pour rejoindre leurs épouses. Lycon et Autolycos s’en vont, louant Socrate pour sa beauté spirituelle. Socrate et les autres invités vont ensuite se promener pour leur dire au revoir.
Le livre se termine par la description de la fin de la soirée, lorsque les invités, enthousiasmés par le spectacle et les échanges, s’en vont. «Et ainsi, ce festin, donné en l’honneur d’Autolycus, fut gâché.»
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