Métro 2035 de Dmitry Glukhovsky, résumé
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Ce roman dystopique, écrit en 2015, est le dernier tome d’une trilogie post-apocalyptique relatant la survie des Moscovites réfugiés sous terre après une guerre nucléaire. L’auteur abandonne ici les éléments mystiques des précédents volumes. L’intrigue se concentre sur la recherche de villes rescapées et la révélation d’une structure gouvernementale qui, grâce à de puissantes interférences radio, maintient délibérément la population prisonnière dans les tunnels.
Le chemin vers la surface
Le protagoniste, Artyom, vit à la station VDNKh avec sa femme, Anya. Chaque jour, il monte à la surface contaminée de Moscou. Le jeune homme grimpe sur le toit d’un immeuble abritant une station radio militaire. Artyom actionne la manivelle d’une dynamo, tentant de capter les indicatifs d’appel des autres villes rescapées à travers le bruit blanc. La radioactivité détruit sa santé et sa relation avec sa femme se détériore. Anya travaille dur toute la journée dans les champs de champignons, souffrant de la froideur de son mari et de son incapacité à avoir des enfants en bonne santé. Les habitants de la station le prennent pour un fou et le traitent avec un mépris affiché. Son beau-père, Sukhoi, tente en vain d’empêcher son beau-fils de se suicider. Les gens se sont habitués à pédaler sur des générateurs et à manger du porc.
La tranquillité du quotidien est interrompue par l’arrivée d’Homer. Le vieil homme est arrivé de la gare de Sébastopol pour rassembler des informations en vue de son ouvrage historique.
Homer annonce à Artyom une nouvelle encourageante. À la station Teatralnaya, un opérateur radio aurait réussi à capter un signal stable en provenance de la ville de Polyarnye Zori. La station, située sur la péninsule de Kola, bénéficie toujours d’électricité et d’un air pur. Cette nouvelle pousse Artyom à faire immédiatement ses bagages. Le vieil homme part avec lui.
Les voyageurs arrivent à la station Rizhskaya. Ils y rencontrent Lyokha, un homme d’affaires cynique. Les commerçants locaux gagnent leur vie en vendant du fumier de porc à leurs voisins pour fertiliser leurs champignons. Lyokha aide les héros, en échange d’un pot-de-vin, à franchir le cordon de quarantaine et à rejoindre l’avenue Mira. Le riche territoire de la Communauté de la Ligne Circulaire est fermé en raison d’une épidémie de mérule qui ravage les cultures. Après avoir franchi la frontière, les héros sont arrêtés par le major Svinolup, du service de sécurité.
Le commandant interroge brutalement les détenus dans son bureau. Il les soupçonne de comploter un sabotage pour la Ligne Rouge. Artyom nie les accusations, invoquant son statut de harceleur. Son attention est attirée par des griffures sanglantes récentes sur le visage du commandant et par des pantoufles de femme sous la table. Svinolup libère les prisonniers, mais les escorte brutalement hors du ring.
Le groupe se retrouve à la gare Mendeleevskaya inondée. Les habitants survivent sur des échafaudages métalliques au-dessus d’une eau stagnante et souillée, rongés par de graves maladies. Un riverain nommé Oleg se suicide après avoir accidentellement cassé un œuf de poule. Artyom échappe de justesse à une balle perdue tirée par des gardes-frontières qui tentent d’abattre les fugitifs. Les héros s’échappent sur un radeau de fortune fait de bouteilles en plastique, en compagnie de fanatiques armés du Quatrième Reich.
Les guerres des autres
La station Tsvetnoy Bulvar abrite un véritable labyrinthe de bordels. C’est là qu’Artyom rencontre par hasard Sasha, la jeune fille qu’Homer croyait morte lors des inondations de Tulskaya, il y a fort longtemps. Sasha gagne sa vie comme prostituée, offrant ses services à l’élite locale. Artyom s’enivre d’alcool de piètre qualité. Le harceleur se heurte à des néonazis et manque de peu d’y laisser sa vie. Il est sauvé par un officier du Reich nommé Dietmar.
En échange de la vie sauve d’Homer, Dietmar contraint Artem à accomplir une mission périlleuse. Des groupes du Reich projettent de s’emparer de la station neutre Teatralnaya. Artem a pour mission d’infiltrer la station par la surface et de miner le hall supérieur. Les explosifs sont destinés à bloquer l’approche des forces de la Ligne Rouge. Grimpant sans combinaison de protection, l’infiltré repère un étrange SUV lourdement blindé. Des soldats non identifiés abattent méthodiquement un groupe de saboteurs nazis rue Tverskaïa. Artem parvient à s’enfuir dans le théâtre.
À Teatralnaya, Artyom retrouve l’opérateur radio Umbach. Ce dernier est immédiatement arrêté par les agents de sécurité de la Ligne Rouge, dénoncés par d’autres artistes. Artyom les suit jusqu’à la station Okhotny Ryad. Dans les cachots du KGB, il recroise Svinolup. Le major se révèle être un haut gradé communiste. Svinolup assassine froidement Umbach sous les yeux d’Artyom. En l’absence de témoin, le traqueur déclenche une mine à distance. Les chambres fortes s’effondrent et Artyom parvient à s’échapper.
Dans les tunnels, Artyom retrouve ses anciens camarades. Il est rejoint par Homer, Lyokha et un fidèle combattant de l’Ordre surnommé Écureuil Volant. Ils se retrouvent au milieu d’une foule dense et épuisée. Une immense foule de citoyens affamés de la Ligne Rouge se dirige vers la station Komsomolskaya. Leurs récoltes ayant été détruites, ils n’ont absolument rien à manger. Ils récitent des prières et implorent le passage vers les terres fertiles de leurs voisins.
Un massacre brutal et sanglant se déroule rue Komsomolskaya. Svinolup commande personnellement les détachements de blocage. Les gardes mitraillent la foule désarmée. La foule marche droit vers les troncs d’arbres incandescents, espérant forcer le cordon. Artyom tente en vain de raisonner la foule, l’exhortant à quitter le métro et à remonter à la surface. Une femme lui confie son jeune fils, Kolya, et est aussitôt tuée par une balle. Le garçon meurt également dans les bras d’Artyom. Échappant à la mort et à la bousculade infernale, le groupe d’Artyom se réfugie dans les conduits de ventilation.
Les secrets du centre radio
Prenant conscience de l’ampleur de la manipulation politique, Artyom conduit ses compagnons à la surface. Ils découvrent une voiture japonaise abandonnée et s’enfoncent bien au-delà du périphérique de Moscou. Des rangées de voitures mortes, contenant les restes momifiés de Moscovites, s’étendent le long de l’autoroute Entuziastov. Arrivé à Balashikha, le traqueur découvre un gigantesque centre radio militaire.
Des dizaines d’éoliennes artisanales ont été installées à proximité. La zone est parsemée d’immenses charniers d’ouvriers déportés de force du métro. Les gardes du centre secret ouvrent le feu sur la voiture. Au cours d’un violent échange de tirs, les héros s’emparent du centre radio. Artyom, avec l’aide de Lyokha, coupe l’alimentation des gigantesques antennes. Ces tours se révèlent être de puissants générateurs de brouillage.
Aussitôt éteintes, les ondes radio s’animent. Les haut-parleurs diffusent des voix de Paris, d’Iekaterinbourg, de Vladivostok. Une vérité glaçante est révélée : la planète n’est pas détruite, de nombreuses villes sont restées intactes et l’isolement radio de Moscou a été maintenu artificiellement pendant des années. Trois voyageurs venus de Murom s’approchent des portes, mais sont impitoyablement abattus par Letyaga.
Les positions du centre radio sont attaquées par des combattants d’élite de l’Ordre, sous le commandement du colonel Melnik. Letyaga trahit Artyom sans pitié, le forçant à se rendre à ses anciens camarades. Melnik ordonne le rétablissement immédiat du brouilleur. Le colonel ramène Artyom aux cachots.
L’illusion du salut
Le prisonnier est conduit au bunker secret n° 42, rue Taganka. Là, Artyom rencontre Bessolov, le chef suprême de la faction des Observateurs Invisibles. Bessolov fait visiter à son hôte les luxueux halls, décorés dans un style évoquant l’époque soviétique. On y trouve une statue de cire de Staline et de somptueuses tables dressées.
Il s’avère que les chefs de toutes les factions rivales du métro coordonnent secrètement leurs actions. Pénuries artificielles, conflits sanglants localisés et brouillage radio constant servent à maintenir la population dans la peur et l’obéissance. Bessolov affirme cyniquement que la liberté en surface mènera l’humanité à la déchéance. L’élite autoproclamée est contrainte de contraindre cruellement le peuple à vivre sous terre, sans lui laisser le moindre espoir.
Artyom est roué de coups et ramené dans une rame de métro ordinaire. Il retrouve Homer à la station Borovitskaya. Le jeune homme supplie désespérément le vieil homme de relater les crimes dont il a été témoin dans ses chroniques. Mais Homer, épuisé, refuse d’entendre la douloureuse vérité. Il préfère écrire des contes de fées réconfortants, commandés par les nouvelles autorités. Lyokha, le courtier, trahit lui aussi ses idéaux en acceptant de devenir l’assistant de Bessolov pour accéder à une vie confortable.
Lors d’une réunion d’urgence du Conseil de Polis, Melnik et d’autres dirigeants mentent à la population. Ils utilisent des communications radio étrangères interceptées comme preuve d’une menace imminente venant d’un Occident hostile. Terrifiés, les citoyens accueillent avec joie la nouvelle dictature totalitaire. La tentative d’Artyom de perturber la réunion échoue. La foule est prête à le lyncher sur-le-champ. Letyaga meurt d’une balle dans la nuque.
Seule Anya reste fermement aux côtés de son mari. Avec son fidèle compagnon Timur, ils parviennent à se libérer du cordon de police. Ayant trouvé une voiture argentée cachée, le couple quitte définitivement le métro de Moscou. La voiture file vers l’est sur l’autoroute de Yaroslavl. Les amants se dirigent vers Vladivostok. Lekha, restée dans la clandestinité, informe docilement Bessolov par radio de la fuite réussie des fugitifs.
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