« Fidget » de Sergueï Loukianenko, un résumé
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«Fidget» est un roman fantastique pour enfants et adolescents de Sergueï Loukianenko, publié en décembre 2010 par AST. Il s’agit du deuxième et dernier tome du cycle de Trix Sollier, faisant suite à «La Casse». Le livre se présente comme une quête aventureuse aux accents parodiques marqués : l’auteur y intègre avec générosité des allusions à l’histoire, des anecdotes sur les intrigues de cour et une ironie mordante à l’égard des clichés de la fantasy.
Solitude du Nouvel An
Trix Solier, un apprenti de quinze ans du magicien Radion Shchavel et homme de main, célèbre la fête seul dans une tour magique surplombant la ville de Bosgard. Shchavel est parti rejoindre un chapitre de mages, laissant à Trix la tâche de réécrire des sorts obsolètes. Le garçon s’ennuie ferme : la téléportation est une épreuve, ses expériences de magie culinaire lui valent des maux d’estomac, et le soir de la fête, la tour est déserte, à l’exception de la petite fée Annette, sa familière, amoureuse de Trix et qui somnole discrètement dans la poche de sa robe.
Le seul élément perturbateur est une clé en bronze trouvée sous le rebord de la fenêtre, qui ouvre un tiroir secret. Celui-ci s’avère vide, ce qui provoque la colère de Trix. Soudain, des détonations assourdissantes retentissent du toit de la tour.
Dragon sur le toit
Un jeune dragon orange nommé Elin Abulla Mumrik, un Samarshan d’une dizaine de mètres de haut et d’une envergure de vingt mètres, atterrit sur le toit, prenant Trix pour Sorrel. Le dragon tente d’abord de brûler le mage inconnu, puis accepte de jouer aux devinettes – une coutume pour la première rencontre entre un homme et un dragon. Trix gagne 3 à 2 : la dernière bonne réponse était « air dans une boîte vide ». Ayant appris le nom secret du dragon, il lie Elin par un sort pour qu’il ne puisse lui faire aucun mal.
Il s’avéra qu’Elin s’était envolé vers Shchavel pour demander de l’aide : la race des dragons a une dette d’honneur. Shchavel étant absent, cette dette fut automatiquement transférée à son apprenti. Ainsi, Trix, presque sans avoir pu réagir, se retrouva obligé de se rendre à Samarshan et de « sauver le monde ».
Vol pour Samarshan
Elin admit qu’il était honteux de chevaucher un dragon : les humains en profiteraient immédiatement et exploiteraient les dragons comme de simples bêtes de somme. Il accepta néanmoins, faisant jurer à Trix de garder le secret. Les écailles du dos du dragon s’écartèrent agréablement, créant un creux douillet – plus confortable qu’un lit – et le duo prit la route du sud-est. Annette refusa de rester seule : en tant que familière, elle périrait loin de Trix.
Chère Elin, tu m’as expliqué la nature de la menace. Un certain Alhazab, chef d’une tribu nomade, s’est proclamé Dieu Transparent et, en quelques mois, a conquis tout le Samarshan, à l’exception de sa capitale, Dahrian. Un mois plus tard, le conseil tribal le nommera Grand Vizir du sultan Abnuwas, impuissant. Selon le Traité Général, conclu il y a mille ans, les dragons sont tenus de combattre aux côtés du Vizir trois fois par millénaire. La première fois remonte à sept cents ans, la deuxième à cent soixante ans. La troisième est inévitable : si Alhazab accède au pouvoir, les dragons seront contraints d’incendier le royaume de Trixa, qui, en représailles, les anéantira. Alhazab héritera alors d’un monde dévasté, pratiquement sans ennemis.
La famille d’Elin et de nouveaux mystères
À l’Oasis des Trois Puits, un petit lac bordé de palmiers en plein désert, Trix eut une mauvaise surprise : Elin, il s’avérait, avait agi sans la permission de ses parents. En années humaines, cela représentait cent cinquante ans, mais dans son esprit, il n’en avait que quinze, ce qui faisait de lui un adolescent. Ses parents dragons géants – un père orange et une mère verte et jaune – accueillirent leur fils en le réprimandant, comptant d’abord le dévorer pour se sauver. Sa proposition de jouer à un jeu d’énigmes en équipe le sauva : Trix triompha une fois de plus, sauvant sa vie et gagnant ainsi le droit à l’aide de toute la famille.
Dahrian : Politique et vitamines
Dans la capitale de Samarshan, Trix rencontra le grand vizir Ablukhai, un homme instruit qui avait maintenu la paix avec le royaume pendant de nombreuses années, le bouffon de la cour Sutar, ainsi que le sultan Abnuvas lui-même, utilisé comme faire-valoir par sa suite. La princesse Tiana était également présente, un événement fortuit qui compliqua considérablement la situation de Trix.
Un véritable duel se déroula sur la scène du théâtre de Dahrian : le vitaministe Gavar tenta d’emprisonner Alhazab par un sort de suspension du temps, le scellant à jamais sous la tente. Le Dieu Transparent se révéla plus puissant que n’importe quelle magie classique. Les sorts ordinaires glissaient sur lui comme l’eau, mais les siens se manifestaient instantanément et avec une force dévastatrice : Gavar fut étiré en plein air, comme enchaîné. Trix attaqua Alhazab avec un sort « médical », énumérant les quatre fluides corporels. Le Dieu Transparent grimaça et envoya le garçon « au cœur même de l’enfer ».
Enfer, brouillard et conversation
Trix s’éveilla dans un brouillard blanc laiteux – sans douleur, sans feu, avec un léger mal de tête. Une présence était proche. Ce n’était ni l’au-delà du Nord ni celui du Sud – plutôt une sorte d’état intermédiaire dont, comme on le découvrit plus tard, il était possible de s’échapper.
Le dénouement au palais
À son retour, Trix fut témoin d’un événement inattendu. Le vizir Abluhai l’exhorta à accepter l’inévitable : le seul moyen d’arrêter Alkhazab était d’invoquer les dragons, mais le feu détruirait alors les champs fertiles, les mines et des milliers de personnes. Le sacrifice était trop grand, et Trix ne pouvait s’y résoudre. C’est alors que le sultan Abnuvas lui-même, d’apparence douce et docile, intervint, déclarant qu’il valait mieux ouvrir les portes et vénérer le Dieu Transparent plutôt que de recourir au bain de sang.
Le vizir décida d’en profiter pour prendre à revers le monarque affaibli. Mais Abnuvas avait pris les devants : il s’adressa à chaque garde par son nom, s’enquérant de la fille du commandant, de la maison récemment reconstruite du simple soldat, et évoquant le tapis qu’il leur avait offert. Les gardes arrêtèrent le vizir. À contrecœur, Abnuvas ordonna l’arrestation du bouffon Sutar et de Trix lui-même – en guise de « cadeau » au Dieu Transparent – et fit escorter Tiana jusqu’à ses appartements. Le vieux bouffon, emmené au loin, regarda le sultan avec admiration : « Le garçon a bien grandi. Un vrai sultan ! »
Trix garda son sang-froid et parvint à échapper aux gardes, méfiants envers le sorcier étranger. Finalement, l’issue du combat fut décidée : Trix s’allia à la famille d’Elin et à des alliés inattendus parmi les Samarshani. Alkhazab, malgré sa force incroyable, se retrouva face à un adversaire imprévu : un garçon turbulent qui misait moins sur la magie que sur son intelligence – cette même intelligence qui lui permettait de résoudre des énigmes, d’ouvrir des boîtes vides et de trouver des clés là où personne d’autre n’aurait l’idée de chercher.
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