Résumé de « L’Avenir » de Dmitry Glukhovsky
Automatique traduire
Écrit en 2013, ce roman est une dystopie sociale impitoyable qui décrit une Europe surpeuplée du 25e siècle, où la science a conféré la jeunesse éternelle à l’humanité au prix d’une procréation sans contrainte. Pour chaque nouvel enfant, l’un des parents doit recevoir une injection d’accélérateur de vieillissement. Ceux qui sont rejetés sont confrontés à une mort violente ou à un vieillissement forcé, et leurs enfants sont impitoyablement placés dans des institutions d’État.
L’ouvrage a remporté le prix européen de science-fiction Utopiales en 2014.
Tours et stormtroopers
Le protagoniste, Jan Nachtigal, sert dans la Phalange, une unité d’élite de soldats recrutés par le gouvernement dans des orphelinats. Leur mission principale est de détecter les grossesses illégitimes, d’administrer des injections de rajeunissement aux parents et d’enlever les nourrissons. Jan vit dans un espace de deux mètres sur deux, souffre de claustrophobie et gère son anxiété à l’aide d’alcool et de somnifères. La lumière artificielle de sa chambre ne fait qu’accentuer la morosité de son existence monotone.
Un jour, le sénateur Erich Schreyer invite Jan dans sa vaste résidence, située sur une île artificielle sous un dôme. L’épouse du sénateur, Ellen, provoque son hôte avec arrogance, lui rappelant son statut inférieur. L’homme politique confie à Jan une mission secrète : éliminer Jesús Rocamora. Rocamora dirige le Parti de la Vie, un groupe terroriste qui lutte pour l’abolition des restrictions démographiques strictes. Jan et le leader doivent tuer sa compagne enceinte, Anneli. En cas de réussite, Schreyer garantit une promotion à Jan.
Avant sa mission, Yan se rend dans un établissement de bains huppé. Il aperçoit par hasard le corps d’un noyé flottant dans les canalisations transparentes. Tandis que les autres clients s’enfuient, horrifiés par la vision du corps, Yan tente de le ranimer. Cet épisode révèle l’humanité cachée de Yan, habituellement étouffée par la discipline militaire.
Chasse et doutes
Lors d’un raid dans les bidonvilles, Jan et son équipe font irruption dans un squat terroriste. Le chef, lâchement, prend la fuite, abandonnant Anneli au massacre des soldats. La jeune fille est enceinte. Soudain, Jan, pris de remords, refuse de tuer sa victime sans défense et la cache secrètement dans sa niche.
Ses actes sont dictés par un traumatisme psychologique ancien. Les souvenirs de Jan le ramènent sans cesse à son enfance brutale. Le bizutage sanglant était monnaie courante à l’internat, et les futurs soldats étaient contraints de renier publiquement leurs parents par visioconférence. Le principal ennemi de Jan était le sadique Cinq Cent Trois. Jan n’a survécu que grâce à une rage aveugle : lors d’un combat, il a arraché l’oreille de son bourreau à pleines dents. Son camarade, Neuf Cent Six, est mort dans une cellule souterraine, refusant de trahir sa mère. Anneli réveille inopinément chez Jan des émotions humaines longtemps oubliées.
Évasion à Barcelone
La jeune fille persuade Jan de quitter son appartement exigu. Il enfile un masque rare pour dissimuler son visage aux caméras de surveillance. Les fugitifs se cachent à Barcelone. Cette ville antique s’est transformée en un immense ghetto sordide pour migrants, coupé du reste de l’Europe par un mur de verre impénétrable. Ici, les lois de l’État n’ont aucune application et les gens vieillissent et meurent naturellement. Anneli espère retrouver Rocamora, mais les événements prennent une tournure dramatique.
Les héros sont attaqués par des bandits locaux, puis capturés par des combattants de la Phalange, menés par le même régiment, le 503e. Les soldats battent et violent Anneli. Des habitants du village – des hindous de la communauté Raja – sauvent Jan et la jeune fille d’une mort certaine en les abritant dans leurs appartements surpeuplés, véritables cages. Dans une clinique clandestine, la terrible vérité éclate : à cause de ses blessures, Anneli ne pourra plus jamais avoir d’enfants. Anneli tente d’obtenir de l’aide médicale auprès de sa mère biologique, Margot, qui travaille non loin de là dans une mission de la Croix-Rouge, mais celle-ci refuse froidement de soutenir sa fille.
Jan couche avec Ellen, la femme de Schreyer, pour se venger du sénateur arrogant. Plus tard, Ellen, incapable de supporter le poids de l’éternité, se suicide en se jetant du toit de la tour.
Rébellion et attaques au gaz
Les intrigues politiques s’intensifient. Le président panaméricain Ted Méndez arrive en Europe pour une visite officielle. Rocamora le prend en otage sur une place de Barcelone et appelle des millions de personnes à se soulever. Le ministre de la Sécurité, Bering, et le sénateur Schreyer exploitent la rébellion pour consolider leur pouvoir. Le gouvernement dépêche cinquante mille combattants de la Phalange, masqués de noir, pour réprimer brutalement Barcelone.
Jan se retrouve au cœur de l’assaut. Le gouvernement utilise un gaz soporifique, plongeant la ville immense dans un profond sommeil. Des stormtroopers patrouillent les rues obscures, injectant méthodiquement à chaque dormeur un accélérateur de vieillissement, puis déportant les infectés en Afrique. Jan s’épuise à la tâche, cherchant en même temps Anneli, disparue, parmi les montagnes de corps inanimés.
Le laboratoire de Fukuyama
Schreyer envoie Jan détruire une base scientifique secrète. La gérontologue Beatrice Fukuyama et ses assistants âgés ont synthétisé un virus capable d’anéantir le gène de l’immortalité. Beatrice est fermement convaincue que l’absence de mort a stoppé l’évolution et privé les humains du sens de l’existence. Des stormtroopers détruisent le matériel vétuste, et Jan pousse Beatrice au bord de la crise de nerfs, mais elle parvient à cacher une fiole du virus final. Le héros abandonne Beatrice dans le bâtiment en flammes.
Peu après, un soldat découvre Annelie. Elle trouve refuge chez un prêtre catholique, le père André, dans une salle technique d’une immense usine de traitement des déchets, où se trouvent des cuves rouges de viande artificielle cultivée. Il s’avère qu’Annelie attend des jumeaux, et que la grossesse est de Jan. Lors d’un accouchement prématuré difficile dans des conditions insalubres, un bébé naît mort-né. Le cœur d’Annelie lâche sous l’effort monstrueux, et elle meurt dans les bras de Jan. Seule la petite fille nouveau-née survit. Le héros, accablé de chagrin, nomme sa fille Anne et enterre sa bien-aimée, envoyant son corps dans un broyeur à déchets industriel. Saisissant l’occasion, le sadique Cinq Cent Trois injecte à Jan une injection de vieillissement, le conférant à la mortalité.
secrets de famille
L’escouade 503, capturée, tente de s’emparer du bébé par la force. Jan se lance dans un combat acharné et les tue à coups de pistolet. Rocamora fait irruption dans la pièce, un détonateur à la main, menaçant de faire sauter tout le complexe industriel. Le sénateur Schreyer contacte le terroriste par communicateur.
Au cours d’un échange tendu, une terrible vérité éclate. Rocamora est le père biologique de Jan. Trente ans auparavant, il avait séduit Anna, la femme de Schreyer. Apprenant sa grossesse, Rocamora s’était enfui lâchement, terrifié par cette responsabilité et la perte de sa jeunesse éternelle. Offensé, le sénateur Schreyer avait enfermé sa femme dans une cellule d’isolement aux parois transparentes. Son mari l’avait forcée à prendre un accélérateur de vieillissement et l’avait regardée dépérir pendant des années. Le sénateur avait délibérément placé Jan en pensionnat afin d’en faire un bourreau obéissant et de le pousser à se venger de Rocamora par l’intermédiaire de son propre fils.
Le salut par la mort
Rocamora se rend aux autorités, consciente de la gravité de ses actes passés. Schreyer propose cyniquement un marché à Jan. Le sénateur promet de lui rendre son grade d’officier et de lui assurer une éternité paisible en Europe si Jan confie volontairement sa jeune fille à un orphelinat. C’est l’ultime épreuve sadique de loyauté envers le système.
Jan se rend au cimetière local, où un cheveu de sa mère défunte est conservé dans une vitrine, et lui demande silencieusement pardon. Le soldat prend enfin conscience du vide des idéaux étatiques imposés. Il refuse catégoriquement l’offre de Schreyer.
Yan retourne aux ruines du laboratoire de Fukuyama et récupère une fiole contenant le virus de la mortalité. L’ancien stormtrooper ingère la drogue, effaçant définitivement les mécanismes d’immortalité de son corps. Portant sa jeune fille, il se dirige vers un nœud de transport bondé. Le pathogène se propage par voie aérienne. Yan se fond dans la foule immense, distribuant généreusement la mortalité restaurée à des personnes sans méfiance. Peu après, une épidémie de vieillissement ravagera le continent, anéantissant à jamais la jeunesse artificielle et ramenant l’humanité au cycle naturel de l’existence.
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?