Résumé de « Un bel homme » d’Alexandre Ostrovski
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Ce livre est une comédie de mœurs classique, écrite en 1882. L’œuvre révèle le conflit entre les sentiments sincères et le cynisme calculateur, où les destins humains deviennent monnaie d’échange dans la quête de l’argent et d’une vie d’oisiveté. L’auteur dépeint avec brio comment l’amour aveugle se heurte à un égoïsme froid, ébranlant les fondements moraux traditionnels de la société.
En 1883, l’auteur reçut le prestigieux prix Griboïedov pour cette œuvre. La pièce connut un vif succès auprès du public et fut jouée à de nombreuses reprises sur les scènes théâtrales. En 1978, la réalisatrice Margarita Mikaelyan adapta la comédie en un téléfilm en deux parties, du même nom, qui connut également un grand succès.
La vie à crédit
L’action se déroule dans une petite ville de province, à la gare et dans les foyers des personnages principaux. Apollon Evgenich Okoemov, un jeune homme séduisant, est habitué au luxe. Marié à la douce et riche Zoya Vasilyevna, il a dilapidé sa fortune en quelques années seulement. Son épouse, follement amoureuse de lui, lui pardonne toutes ses erreurs. Okoemov fréquente assidûment les boîtes de nuit, joue aux cartes et multiplie les liaisons.
Apollinaire Antonovna, la tante de Zoya, déplore le sort de sa nièce. Elle perçoit la véritable nature d’Okoyomov, mais ne parvient pas à convaincre la jeune fille, aveuglée par l’amour. À ce moment-là, Naum Fedotych Lotokhin, un riche noble et parent éloigné de Zoya, arrive en ville. Il compte enquêter sur les affaires de la famille et venir en aide à sa nièce. Lotokhin remarque immédiatement la détresse des Okoyomov et entreprend sa propre investigation.
Le plan insidieux d’Okoemov
Apollon Evgenich constate que l’argent de sa femme a disparu et que ses dettes ne cessent de s’accumuler. Il conçoit alors un plan cynique pour se sortir d’affaire. Une jeune veuve, Susanna Sergeyevna Lundysheva, vit en ville et possède une immense fortune. Okoemov décide de divorcer de Zoya et d’épouser la riche veuve. Pour ce faire, il lui faut obtenir un motif officiel de divorce.
Okoemov entreprend de courtiser Suzanne en usant de son charme. La jeune veuve, sensible à la flatterie et à la beauté masculine, partage ses sentiments. Fiodor Petrovitch Oleshunine, un modeste propriétaire terrien, est lui aussi amoureux de Suzanne. Il lui voue un amour sincère, mais la veuve repousse ses avances, préférant la compagnie du brillant Okoemov. Oleshunine souffre de voir sa bien-aimée tomber entre les griffes d’un coureur de jupons calculateur.
Sacrifice par amour
Pour obtenir le divorce, Apollon exige un sacrifice inimaginable de sa femme. Il demande à Zoya d’endosser la responsabilité et d’avouer publiquement une liaison qui n’a jamais eu lieu. Okoemov la persuade que c’est leur seule issue. Il ment, lui promettant de partir secrètement avec elle après ce faux divorce et de refaire leur vie.
Zoya Vasilyevna, élevée dans le respect d’une discipline stricte, est en proie à une profonde détresse. Cependant, son amour inconditionnel pour son mari et son obéissance absolue l’emportent. Après une longue et douloureuse réflexion, elle consent à cet acte honteux. Zoya signe les papiers reconnaissant son infidélité. Sa tante, Apollinaire Antonovna, est horrifiée par le geste de sa nièce, mais impuissante à la faire changer d’avis.
L’intervention de Lotokhin et Sosipatra
Naum Fedotych Lotokhin apprend le divorce imminent. Incrédule face à l’infidélité de la douce Zoya, il soupçonne Okoemov de tromperie. Sosipatra Semyonovna, femme indépendante et fortunée, sœur de Nikandr Semyonovich Lupachev, se joint à l’enquête. Sosipatra mène une vie libre, méprise les conventions, mais possède un esprit vif et un cœur généreux. Elle observe Okoemov depuis longtemps et connaît la valeur de ses paroles.
Avec Lotokhin, ils décident de démasquer le bel homme. Sosipatra organise une réception chez elle, invitant tous les acteurs de la pièce. Elle manipule habilement ses interlocuteurs, leur soutirant leurs secrets. Lupachev, un homme âgé à la réputation douteuse, convoite Zoya depuis longtemps. Okoemov, au courant, ourdit un nouveau complot.
Trahison et Épiphanie
Apollon Evgenich, désireux de se débarrasser définitivement de sa femme et de toucher son indemnité de départ, lui fait une proposition monstrueuse : il demande à Zoya de devenir la maîtresse du riche Lupachev. C’en est trop pour la jeune femme. Elle ouvre enfin les yeux et comprend la véritable nature, vile, de l’homme qu’elle idolâtrait.
Zoya Vasilyevna refuse catégoriquement et rompt tout lien avec son mari. À ce moment-là, Lotokhin et Sosipatra révèlent ouvertement à Susanna Lundysheva les intentions d’Okoyomov. Ils fournissent à la veuve des preuves irréfutables de l’avidité et de la bassesse de son élu. Bouleversée par la vérité, Susanna rejette Okoyomov et reporte son attention sur le dévoué Oleshunin.
L’effondrement des illusions
Se retrouvant sans le sou, sans le sou et la réputation ruinée, Okoemov comprend que son pari est perdu. Tous ses projets se sont effondrés et ses créanciers réclament un paiement immédiat. Ses anciens amis, comme Georges et Pierre, le tournent le dos. Lupachev refuse également son soutien financier, sachant que Zoya ne cédera jamais à ses avances.
Dans la scène finale, Apollon Evgenich, désespéré, vient trouver Zoya. Il tombe à genoux, implore son pardon et la supplie de le laisser revenir. Okoemov jure de se racheter et de mener une vie honnête. Zoya Vasilyevna, les larmes aux yeux, le repousse. Elle lui dit : « Devenez une personne respectable, et peut-être alors je vous aimerai de nouveau. » Sur ces mots s’achève la pièce, laissant le héros seul face à son avenir brisé.
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