« Mon post-imago » de Vladimir Torin, résumé
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« My Post-Imago » est un roman policier sombre se déroulant en 2024. Ce récit d’enquête prend place dans Gaben, une cité steampunk enveloppée de brouillard, où mysticisme, science et complots criminels s’entremêlent. La ville est un mécanisme vivant et vibrant, regorgeant de dangers et des motivations cachées de ses habitants. Rues lugubres, voitures à vapeur et lois cruelles créent une atmosphère de désespoir unique.
L’ouvrage a remporté le prestigieux prix 2024 du magazine Mir Fantastiki dans la catégorie «Mysticisme et horreur de l’année». Il était également nominé pour le prix du «Meilleur livre national».
Ce livre fait partie de la série « Histoires mystérieuses de Gabin » et en est le premier tome. Parmi les autres titres célèbres de la série, citons « Lemony, ou les secrets de la vieille pharmacie », « Des nez et des mèches », « Le mystère du 12 rue Florette » et « L’homme mort de la rue des Bleus ».
L’énigme du train de Durburd
Le matin, dans le quartier des profiteurs de Gaben, l’atmosphère est sombre et pesante. Le misanthrope docteur Nathaniel Doe se prépare à l’orage qui approche. Il prend sa valise et quitte sa maison avec un parapluie anti-brouillard. Son neveu Jasper, toujours agité, le rejoint bientôt. Une rencontre fortuite les conduit à la gare. Un passager mort est découvert dans un wagon du train Durburd qui arrive. Le visage de la victime est défiguré au point d’être méconnaissable. Il s’agit du professeur Reginald Ruffus, membre de la Société Scientifique de la Mer de Poussière de Gaben (SSMP).
Les agents Banks et Hopper, chargés de l’enquête, font preuve d’une incompétence flagrante. Ils se précipitent pour classer l’affaire, attribuant la tragédie à un accident ou à la négligence du passager. Le docteur Doe, quant à lui, a une autre opinion. Ce médecin expérimenté procède à un examen médical rigoureux. Il découvre une longue coupure sur le siège, une étrange poussière noire et une éruption cutanée sur le cou du défunt. Il prélève un échantillon de salive au niveau de la plaie pour analyse en laboratoire. Pendant ce temps, Jasper découvre un indice caché : un demi-cylindre de phonographe dissimulé sous la doublure de la veste du professeur. L’oncle et le neveu, méfiants envers la police, entament leur propre enquête officieuse.
À la recherche de réponses
Le sentier mène tout naturellement à une communauté scientifique. Le docteur Dow et Jasper rendent visite à M. Kelpie, adjoint du professeur Gibling, récemment décédé, chef du département de lépidoptérologie. Kelpie explique que Rufus est revenu d’une expédition secrète. Le scientifique s’est aventuré dans la jungle sauvage de Keikuta à la recherche du Papillon Noir, connu des indigènes sous le nom de Kupu-kupu. Cet insecte carnivore légendaire est censé prédire la mort et posséder des propriétés terrifiantes.
Les détectives examinent minutieusement l’appartement du défunt Rufus. Des inconnus ont déjà fouillé les pièces. Des voleurs ont renversé des bagages et dérobé des carnets de terrain. Le médecin perçoit une légère odeur de pruneaux dans la pièce. Cet arôme deviendra la signature d’ennemis sournois. Bientôt, les héros retrouvent Wamba. Le guide indigène avait participé à l’expédition du professeur. Wamba est effrayé et désorienté. Il évoque le cruel chasseur Sir Hamilton. Un tueur à gages menaçait constamment le professeur Rufus dans les marais de Keikuta. Soudain, des hommes armés et vêtus de noir surgissent. Une fusillade éclate et les assaillants kidnappent l’indigène. Les ennemis dégagent une forte odeur de pruneaux.
Les événements s’emballent, et la peur s’empare des rues grises de Gaben. Il s’avère que le Papillon Noir s’est échappé de la gare pendant le chaos. L’insecte géant attaque les employés de la station de courrier pneumatique. Le monstre mortel tue sauvagement. Le Papillon Noir utilise d’énormes tubes de transport pour se déplacer dans la ville. Le docteur Doe et Jasper décident de le capturer eux-mêmes. Ils utilisent un piège à lanterne cramoisie. L’embuscade est sur le point de réussir. Mais l’intervention brutale des policiers Banks et Hopper fait échouer le plan. Les agents ouvrent le feu sans discernement, effrayant le papillon. L’insecte s’envole indemne dans l’épais brouillard.
Le vrai visage de l’expédition
Le docteur Dawe rassemble méthodiquement des indices disparates pour en faire un tableau cohérent. Il comprend que l’expédition a été généreusement financée par Sir Kramarow. Cet aristocrate crédule cherchait à prouver l’existence du Papillon Noir à la communauté scientifique. Il voulait gagner un pari avec le cynique Sir Walter Fennyworth. Le docteur Dawe écoute l’enregistrement reconstitué sur cylindre phonographique. Le professeur Ruffus affirme sur cet enregistrement que Sir Hamilton les trompait. Le véritable chasseur expérimenté, Hamilton, a été retrouvé mort dans son appartement de Gaben il y a longtemps.
Le docteur Dawe démasque le faux Hamilton. Il s’agit en réalité de M. Pimms. Cet humble employé de banque était chargé de gérer les finances de Sir Kramarrow. Pimms avoue froidement la fraude qu’il a commise. Il avait conspiré avec l’insaisissable consultant en criminologie, M. Bloch. Pimms cherchait à tromper les détectives. Il a intentionnellement aspergé de parfum mélangé à de l’essence de prune pour piéger le malade Sir Walter Fenniworth. Le véritable objectif de l’employé était d’obtenir les larmes miraculeuses de la Phalène Noire. Il prévoyait de les vendre à prix d’or comme remède universel. Les agents arrêtent triomphalement le criminel cupide. L’affaire semble résolue.
Métamorphose et folie culinaire
La santé de M. Kelpie se détériore rapidement. L’inoffensive chenille de papillon souffre d’une étrange fièvre des marais. Le docteur Doe procède à un examen médical approfondi. Horrifié, il découvre un mouvement anormal et effrayant sous la peau du patient. En larmes, Kelpie révèle son plus profond secret. Elle raconte avec amertume l’histoire de son évasion miraculeuse de la jungle. La chenille, devenue papillon, a subi une transformation, prenant la forme d’un corps humanoïde doté de sa propre conscience et de ses propres sentiments.
Il n’est pas humain. C’est une chrysalide vivante, un post-imago. Un second Papillon Noir se développe en lui. Le professeur Gibling l’a amené secrètement il y a vingt ans. Un médicament spécial a ralenti sa métamorphose. Ce mélange amer a permis à Kelpie de vivre une vie humaine complète, se dissimulant habilement parmi les citoyens ordinaires de Gaben.
Le docteur Dawe est résolu à garder le secret de son ami dévoué. Mais le destin en a décidé autrement. Jasper découvre une recette sinistre pour un plat à base de papillon de nuit, soigneusement dissimulée dans la litière d’une abeille apprivoisée. Peu après, M. Kelpie est brutalement kidnappé. Le cerveau de cet enlèvement n’est autre que Sir Kramarow lui-même. Ce gentleman d’apparence si bienveillante se révèle être le véritable instigateur de cette série de crimes. Kramarow a engagé M. Bloch pour extraire le papillon de nuit du corps de l’éleveur de papillons. Le Pimms n’était qu’une diversion dans leur jeu cruel. L’objectif de Sir Kramarow est d’une inhumanité choquante. Il ne cherchait pas un remède miracle. Il désirait ardemment manger le Papillon Noir, selon la recette culinaire interdite de Cullinarius Trennier.
Sir Kramarow enferme fermement M. Kelpie dans une cave glaciale. Il prive sans pitié le Papillon Noir de son médicament vital. La métamorphose douloureuse atteint son stade final et fatal. La peau de M. Kelpie se fissure, révélant une créature terrifiante : un Papillon Noir mâle. L’enveloppe humaine est à jamais perdue. Le cuisinier personnel de Sir Kramarow abat froidement le nouveau-né à coups de couteau. Un ragoût exotique sera préparé avec sa chair rare. M. Bloch prélève discrètement les glandes à phéromones du papillon. C’est le paiement convenu pour son sale boulot.
Le marionnettiste enlève son masque
Le docteur Dow et Jasper ignorent tout du sort tragique de M. Kelpie. Ils croient naïvement que le gardien de papillons est reparti pour une longue expédition. Au matin, le docteur et son neveu arrivent à la gare animée. Ils font leurs adieux aux Wamba, un indigène. Le guide emporte la femelle du papillon noir, anesthésiée. Il est déterminé à la relâcher dans la jungle sauvage de Keikuta. Les héros espèrent que cette série de morts terribles est enfin terminée.
Wamba monte dans le wagon postal. Les lourdes portes du train se referment. Le train démarre en sifflant. Pourtant, Wamba sort discrètement du wagon opposé. Le prétendu indigène retourne secrètement dans la ville brumeuse. Il se rend délibérément dans un magasin de jouets abandonné. Là, l’homme mystérieux retire son masque, sa perruque raide et se démaquille. Le lecteur découvre alors l’horrible vérité. Derrière le timide Wamba se cachait M. Bloch. Le brillant criminel, le marionnettiste Goodwin, avait habilement orchestré tous les événements.
M. Bloch allume méthodiquement le vieux phonographe. Il écoute le cylindre de cire jusqu’à la fin. Le professeur Rufus a le temps de discerner, à l’écoute de l’enregistrement, que Wamba a radicalement changé. Le scientifique a compris que le faux guide menait délibérément l’expédition dans un piège mortel. Bloch écoute ses derniers mots avec une indifférence effrayante. Dans son sombre refuge vit une puce carnivore géante, Karina. Le criminel reçoit une lettre scellée par un tube pneumatique sous-marin secret. Le message provient de Vorburg, ville lointaine et hostile. La note évoque l’arrivée imminente d’un certain Inkwell. M. Bloch se prépare sereinement à de nouveaux crimes sophistiqués. Les vies brisées de ceux qu’il a laissés derrière lui le perturbent profondément.
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