« Le Dévoreur d’âmes » d’Alexeï Pekhov, résumé
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Ce livre est un récit de dark fantasy mettant en scène un mage noir enquêtant sur l’apparition d’un monstre mortel dans les villages enneigés de barbares du Nord. Écrit en 2005, il bouleverse les stéréotypes : nécromancien terrifiant venu du désert brûlant, il sauve des gens ordinaires avec un altruisme remarquable, prouvant ainsi l’absence de frontières nettes entre le bien et le mal absolu.
Ce récit fait partie du cycle littéraire « Vent et Étincelles » et sert de préquelle à l’intrigue principale. Ce cycle comprend également les romans « Les Chercheurs de Vent », « Le Vent d’Absinthe », « Les Faucheurs de Vent », « L’Étincelle et le Vent » et « Le Prix de la Liberté ». Ce récit est considéré comme le premier livre de la chronologie interne de l’univers magique.
L’arrivée du nécromancien
Gafur, un natif des Sdis, traverse les terres glacées du nord. Un homme grand et sombre, le crâne rasé et les yeux noirs perçants, s’appuie sur un bâton terrifiant surmonté d’un crâne humain. Le nécromancien avance d’un pas décidé vers l’odeur suffocante de la Mort. À ses côtés, une troupe silencieuse de sept cadavres obéissants – les kuksa – insensibles à la fatigue et armés de lourdes épées à deux mains.
Après avoir dépassé les anciens tumulus funéraires du dieu nordique Ug, Gafur approche du village de Ranga. Il est accueilli par un détachement armé de guerriers roux du clan des Enfants d’Irbis, mené par le géant sévère Ra-ton. La sorcière locale exige que le serviteur de l’Abysse soit banni, mais les barbares refusent de lui obéir. Le doyen Na-gor autorise Gafur à entrer dans le village. La terreur règne en maître : une nuit sur deux, un draugr revient d’entre les morts et massacre les habitants. Le monstre a déjà déchiqueté vingt-trois personnes, emportant leurs âmes sans laisser de trace.
Les habitants du Nord sont convaincus que le monstre est Dar-rom, le fils biologique de Ra-ton. La version officielle veut que le jeune homme se soit suicidé après avoir tué sa bien-aimée Na-ara par jalousie. La jeune fille devait épouser Kha-zon, le meilleur guerrier du village. Gafur réfute la thèse du suicide. Le nécromancien en est certain : les draugr ont besoin d’une quantité phénoménale de nourriture. Le monstre ne dévore pas les âmes par simple rassasiement ; il transfère docilement son énergie accumulée à un être plus puissant.
Bataille nocturne
Gafur passe la nuit dans la solide maison de pierre de Ra-ton. Le guerrier cache sa femme et ses enfants à la cave, préparant sa hache de guerre. Au cours de leur conversation, le nécromancien tente d’expliquer au barbare que les ténèbres et la lumière ne sont pas toujours synonymes de bien et de mal, et que la peur dépouille l’homme de sa force. À la tombée de la nuit, le draugr de retour fait irruption dans le village. De lourds pas font trembler la terre. La créature défonce d’abord le toit de la hutte de la sorcière impériale, la tuant, puis fond sur la demeure de Ra-ton.
Le nécromancien envoie sept serviteurs morts-vivants pour l’intercepter. Le monstre déchiquette le Kuksa sans même ralentir. L’ennemi traverse le plafond de la maison, révélant sa forme terrifiante : un torse massif en forme de tonneau, une peau d’un bleu pâle et mortel, d’énormes dents jaunes et des yeux aveugles, comme cataractés. Gafur déchaîne une puissante magie sur la créature. Son bâton crache des flammes argentées, repoussant l’ennemi. Le sorcier invoque un serpent géant de flammes bleues glaciales, à tête de crâne de cheval. Il crée ensuite une barrière bleue impénétrable à partir de poussière de chantier. Le monstre est blessé et perd des lambeaux de chair putréfiée, mais résiste aux attaques et se retire dans la forêt.
Sdisets comprend que les sorts ordinaires sont inefficaces contre le monstre revenu d’entre les morts. Ce dernier bénéficie d’une protection surnaturelle, conférée par des flux de Puissance extraterrestres. Au matin, le sorcier ordonne à Ra-ton d’exhumer la tombe de Na-ara et d’en rapporter une mèche de cheveux. Les guerriers doivent également se procurer deux cochons vivants pour le rituel.
Embuscade dans la clairière
Gafur, accompagné de cinq hommes du Nord, se dirige vers les pinèdes. Parmi eux se trouve Kha-zon, le fiancé de la jeune fille décédée. Dans une clairière ensoleillée, le nécromancien trace des runes protectrices de stabilité sur sa main, se préparant à repousser les attaques magiques à distance. À l’aide de peinture noire, d’une mystérieuse potion irisée et de son propre sang, le mage transforme des cochons ordinaires en créatures monstrueuses, mutantes et aux crocs acérés. Pour masquer l’odeur des humains vivants, Gafur répand alentour du pollen magique noir aux yeux perçants.
Le draugr attaque en plein jour. Les cochons gardiens se précipitent sur lui en couinant, offrant au sorcier de précieuses secondes. Les armes des barbares sont impuissantes face à la chair dure du monstre. Le nécromancien encaisse de douloureux coups à ses barrières protectrices : le véritable maître du draugr tente de bloquer son Don. Sdisets libère de ses cendres le fantôme de Na-ara, le défunt. Contrairement aux attentes des guerriers, l’esprit n’attaque pas le monstre, mais Kha-zon, lui griffant le visage.
Gafur profite de la confusion de son adversaire et tranche les fils magiques invisibles qui alimentent le draugr. Privé de sa force extérieure, le monstre s’écrase lourdement du haut d’un puits jusqu’au cœur. Son corps massif se liquéfie, se transformant en le cadavre ordinaire de Da-rom. Gafur révèle la vérité aux habitants du Nord : Kha-zon a surpris les amants près des anciennes grottes, les a tués par jalousie et a maquillé le drame en suicide. Le revenant cherchait le véritable coupable pour se venger. Entouré de guerriers, Kha-zon se rend.
Le secret de l’Ancien
De retour à Ranga, le mage exige toute la vérité de Na-gor. Le vieil homme avoue que quatre-vingt-cinq ans auparavant, un autre nécromancien vêtu d’une robe blanche s’était présenté à eux. Les villageois avaient refusé de l’accueillir et l’avaient criblé de flèches. Le corps de l’étranger avait été emporté hors du village, enterré près des anciennes grottes, un pieu enfoncé dans la poitrine et recouvert d’une épaisse couche de sel.
Gafur relie tous les événements. Les amants assassinés ont accidentellement répandu leur sang sur une tombe antique. La force vitale a réveillé un apostat du Huitième Cercle. Le mage s’est transformé en liche et a créé un draugr pour drainer les âmes des paysans. Le véritable but du long périple de Gafur est de récupérer le Grand Bâton de l’Ordre, volé quatre-vingts ans auparavant.
Ra-ton escorte le mage jusqu’aux gouffres de pierre. Près de l’entrée, le sorcier avale trois fioles d’élixirs d’un trait. Les potions le transforment en cadavre : sa peau blanchit, son pouls ralentit considérablement, son corps se refroidit et ses yeux deviennent rouge sang, leurs pupilles verticales. Sdis ordonne au barbare de conduire toute la tribu aux tumulus funéraires s’il n’est pas de retour avant le coucher du soleil.
Duel dans le noir
Gafur descend dans les couloirs glacés. Il avance silencieusement dans l’obscurité, l’humidité et le froid, se fondant dans la pierre morte. Sentant la présence oppressante du liche, le nécromancien crée un double vivant et chaleureux à partir de son propre sang. L’illusion, brandissant une épée pourpre flamboyante, s’avance, attirant l’attention de l’ennemi tapi dans l’ombre.
Le liche mord à l’hameçon et déchaîne une nuée de sphères noires sur son double. À cet instant, le véritable Gafur surgit des ombres salvatrices. Il lance un sort rare qui mêle lumière et ténèbres. Un vent magique invisible assaille l’apostat, brisant les liens entre son esprit et son corps. Les ténèbres ne peuvent résister à la lumière au cœur de cette sorcellerie complexe.
Avant de mourir, l’apostat lance une rafale de sorts de combat aléatoires. Un éclat de glace lisse transperce le flanc de Gafur, lui infligeant une blessure mortelle. Aveuglé par la douleur et baignant dans son sang, le mage rampe vers son ennemi vaincu. De son épée cramoisie, il fend violemment le crâne du liche.
Une colonne de lumière nacrée jaillit du vase brisé et se projette sur la voûte de pierre. Les âmes libérées des paysans assassinés s’envolent comme de brillants rayons de soleil. Elles encerclent leur sauveur et diffusent leur douce chaleur, guérissant instantanément les tissus meurtris. Le soir venu, Gafur sort de la grotte et retrouve Ra-ton qui l’attend. Le nécromancien, désormais vivant, brandit deux puissants bâtons et un sourire serein illumine son visage.
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