"La Petite Sirène" de Valentin Nadezhdin, résumé
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Le conte poétique de Valentin Nadezhdin, écrit en 2018, revisite avec originalité l’intrigue classique de Hans Christian Andersen. Tout en conservant le paysage marin d’origine, l’auteur en modifie radicalement la fin. La mort tragique du personnage principal laisse place à un long cauchemar, suivi d’un réveil heureux.
Royaume sous-marin
L’exposition se déploie dans les profondeurs sous-marines. Là se dresse le château de corail du souverain des mers. Les fenêtres du palais sont faites d’ambre transparent. Le toit est constitué d’énormes huîtres perlières. À l’intérieur de chaque coquille se trouve une perle parfaite. Le fond marin est jonché de sable bleu. Des algues souples y poussent. D’agiles poissons argentés filent entre les tiges.
Le tsar est veuf depuis longtemps. Sa mère, une femme stricte, gère le palais. Sa grand-mère, quant à elle, est une observatrice rigoureuse de l’étiquette. Elle porte fièrement douze huîtres à sa queue. Les courtisans n’ont le droit d’en porter que six. Six jeunes filles grandissent auprès du souverain. Elles passent leur temps dans des salles lumineuses. Des plantes exotiques fleurissent partout. La plus jeune princesse se distingue par sa beauté singulière. Sa peau, douce comme des pétales de rose, évoque celle d’une sirène. Ses yeux, d’un bleu océan, captivent le regard.
La princesse aime la solitude et le silence. Elle possède son propre parterre de fleurs circulaire. Près de là, la jeune fille a planté un saule rose. Non loin de là se dresse une statue de marbre représentant un garçon de la Terre. La figurine est tombée d’un navire englouti. La jeune héroïne chérit cet objet rare.
Grand-mère raconte souvent à ses petites-filles des histoires extraordinaires sur les gens. Les habitants de la terre vivent dans de grandes villes. Ils se déplacent en calèches bruyantes. Les fleurs terrestres ont un parfum enivrant. Les oiseaux du sol chantent dans les branches des arbres. La vieille femme les appelle «poissons des bois» pour simplifier la compréhension. Il existe une loi stricte : chaque princesse atteint l’âge de quinze ans et est autorisée à remonter à la surface de l’océan. Les jeunes sirènes sont dévorées par la curiosité.
Découvrir le monde des gens
Les sœurs aînées atteignent l’âge tant désiré, l’une après l’autre. La première princesse découvre une ville scintillante, entend de la musique, le son des cloches et le brouhaha de la rue. La seconde admire le coucher du soleil et un vol de cygnes. Les oiseaux s’élèvent vers le soleil. La troisième nage jusqu’à l’embouchure d’une rivière verdoyante. Elle aperçoit des collines, des châteaux et des fermes. Une sirène veut jouer avec les enfants dans les eaux peu profondes. Effrayés, les enfants sont chassés par un chien noir qui aboie. La quatrième profite du grand air et observe des bancs de dauphins et de baleines. La cinquième remonte à la surface en plein hiver. Elle s’assoit sur un morceau de glace flottant. Les montagnes glacées scintillent autour d’elle.
Avec le temps, les sœurs aînées se désintéressent de la terre ferme. Les longues promenades deviennent une habitude. Les princesses préfèrent rester chez elles. Parfois, elles prennent la mer avant une violente tempête. Les sœurs se tiennent la main et chantent de douces chansons aux marins en détresse. Les gens ne comprennent rien à ces mélodies salvatrices. Pour eux, ces sons ressemblent au hurlement d’un vent féroce.
La plus jeune des sirènes trépigne d’impatience. Enfin, le jour de son quinzième anniversaire arrive. Sa grand-mère pose une couronne de perles sur sa tête. Elle attache solennellement huit lourdes huîtres à sa queue de jeune fille pour maintenir son rang à la cour. La princesse endure la douleur en silence. Elle fait un signe de la main à sa famille et remonte rapidement dans l’eau.
Naufrages et sauvetage
La surface de l’eau est parfaitement calme. La jeune princesse aperçoit un immense brick. Des guirlandes scintillent aux mâts. Les marins célèbrent l’anniversaire de l’héritier du trône. Le jeune homme ressemble étrangement à la figurine du garçon du jardin de la Petite Sirène. Des feux d’artifice illuminent le ciel. L’héroïne observe les festivités bruyantes, fascinée. Elle jette un coup d’œil discret par les hublots de la cabine.
Bientôt, le temps se gâte. Un orage approche et une violente tempête se lève. Les vagues s’écrasent contre le navire, formant de hautes parois. Le vent brise les mâts en deux. Le navire gîte, une voie d’eau se forme et le brick sombre lentement. La Petite Sirène cherche le jeune homme parmi les débris de bois. Des éclairs déchirent l’obscurité. Elle trouve le prince inconscient.
La princesse prend conscience d’une vérité simple : on ne peut respirer l’eau de mer. L’héroïne plonge sous les vagues gigantesques. Elle soutient la tête du jeune homme au-dessus des éléments déchaînés. Au matin, un courant impétueux emporte les survivants vers une baie accueillante. Des sommets montagneux émergent de la surface. Non loin de là se dresse un bâtiment entouré de palmiers, d’orangers et de grands citronniers. La jeune fille tire le prince sur le sable chaud. Elle le laisse se prélasser au soleil. L’héroïne, elle, s’effondre, épuisée.
Le début d’un long cauchemar
À partir de ce moment, le récit plonge le lecteur dans une série d’événements sombres. Un repli sur soi s’installe : la petite sirène, épuisée, perd connaissance et se met à rêver d’un rêve d’un réalisme saisissant.
Dans ce rêve, une cloche retentit bruyamment. La princesse, effrayée, se cache dans l’écume. Des servantes du temple accourent vers le prince prostré. Le jeune homme sauvé ouvre les yeux et sourit aux inconnues. Le prince ignore tout de son sauveur. La petite sirène retourne au fond de l’eau en larmes. Elle se replie sur elle-même et quitte le jardin. Les fleurs marines forment un mur dense.
Dans un rêve, l’héroïne souffre énormément. Un ami lui indique le chemin du palais de son amant. La nuit, elle nage jusqu’à la terrasse de marbre. La princesse interroge une vieille grand-mère sur la vie éternelle. Il s’avère que les êtres humains possèdent une âme immortelle. Les sirènes se désintègrent en écume après leur mort. Pour sauver son âme, un homme doit aimer une sirène plus que ses parents et l’épouser.
La princesse décide de prendre un risque. Elle nage jusqu’à la sorcière des mers pour lui demander de l’aide. Le voyage la mène à travers des tourbillons, du sable mort et une forêt de polypes voraces. La sorcière impose des conditions terribles : l’héroïne recevra ses jambes, mais chaque pas sera un supplice. Il n’y a pas de retour en arrière possible. Si le jeune homme épouse une autre femme, le cœur de la petite sirène sera brisé. En guise de terrible châtiment, la sorcière coupe la langue de la princesse. Elle prépare ensuite une potion bouillante avec son sang noir.
Les épreuves de la princesse silencieuse
Le rêve se poursuit par une série de tourments. La jeune fille boit une potion sur les marches du château. Sa queue se transforme en jambes. Une douleur la transperce. Au matin, le prince remarque la beauté muette. Il l’emmène dans les appartements royaux. Le jeune homme appelle affectueusement l’héroïne son «enfant trouvée». La petite sirène danse pour le souverain, dissimulant son insupportable souffrance. La nuit, elle trempe ses pieds dans la mer. Des proches nagent jusqu’à elle depuis les profondeurs.
Le prince chérit la princesse comme une enfant. Il est contraint d’épouser la fille d’un roi voisin. Le jeune homme espère secrètement trouver une novice au temple. Les protagonistes embarquent pour une terre étrangère. La fille du voisin se révèle être cette novice. L’héritier du trône est fou de joie.
Un mariage fastueux est célébré sur un navire. Une sirène muette tient humblement sa longue traîne. La jeune fille pressent sa mort. Cette nuit-là, ses sœurs apparaissent à la surface. Elles sont chauves. Les filles ont troqué leurs cheveux contre un couteau magique. La princesse doit ôter la vie au prince. Le sang de la jeunesse lui rendra ses écailles. L’héroïne entre dans une tente de velours. Elle embrasse le souverain endormi. La lame plonge dans l’eau. Une nouvelle tempête se lève. Le navire se brise et la petite sirène s’apprête à disparaître.
Bon réveil dans la réalité
À ce stade, les rebondissements de l’intrigue fictive prennent fin. Un dénouement éclatant survient. On entend le son retentissant des cloches. La Petite Sirène se réveille. Elle repose toujours sur la plage, en sécurité. Le prince se tient non loin de là, sain et sauf. Le soleil brille de mille feux dans le ciel.
Le prince se penche tendrement sur la princesse. L’héroïne a dormi profondément et longtemps. Après avoir lutté contre les éléments, elle a dormi une demi-journée. Les nonnes du temple, la sorcière des marais, la perte de sa voix et le mariage à bord – tout cela n’était qu’une vaine illusion. En réalité, personne ne lui avait fait de mal. Le prince était resté assis sur la plage tout ce temps. Le jeune homme remercia son sauveur et déclara avec assurance : «Désormais, rien au monde ne peut nous arrêter!»
Un événement magique se produit. L’héritier du trône embrasse la sirène. Par amour véritable, la queue de la sirène se transforme en jambes humaines. La transformation est douce et parfaitement naturelle. La sirène ne ressent aucune douleur. Bientôt, ils célèbrent un mariage joyeux. Les amoureux vivent heureux dans un grand château au bord de la mer pendant de nombreuses années. Le conte de fées s’achève sur une note positive.
- « La Petite Sirène » de Hans Christian Andersen, un résumé
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