« La lumière au cœur » de Maria Metlitskaya, résumé
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Le recueil de nouvelles de Maria Metlitskaya, « Light at Heart », a été publié en 2020. L’ouvrage offre une vision panoramique des destins humains. Derrière les apparences du quotidien se cachent des drames profonds, des secrets de famille et des actes de compassion inattendus. L’auteure explore la vie de femmes ordinaires, souvent confrontées à des choix difficiles entre devoir et bonheur personnel. Ces textes, dépourvus de pathos, sont empreints d’une véritable empathie pour les faiblesses humaines. Ce livre fait partie de la célèbre série de l’auteure, « Behind Other People’s Windows. Prose by M. Metlitskaya ».
Surmonter la solitude dans les provinces
Dans la nouvelle « La Maison de la Créativité », Nina, céramiste, quitte Moscou pour une pension de famille isolée en province. Elle fuit une liaison douloureuse avec un artiste renommé, marié et bien installé. Nina est confrontée à l’instabilité de son foyer et aux mauvais traitements de Zoika, une serveuse désagréable. Le travail lui offre une échappatoire. Avec enthousiasme, elle peint un service de table hivernal aux couleurs vibrantes, « Hiver. Ambiance », en cobalt et argent.
Nina tombe bientôt malade. À sa grande surprise, c’est Zoyka qui, inopinément, se montre attentionnée. Une serveuse apporte du thé chaud, de la confiture et des médicaments. Une conversation franche s’engage. Zoyka révèle avoir eu un fils, Vovka, avec un artiste moscovite de passage. Sur la table de chevet de Nina, Zoyka aperçoit une photographie. Elle reconnaît l’amant de Nina comme le père de son fils. Leur malheur commun rapproche les anciennes rivales et aide Nina à se libérer de sa relation passée. Nina guérit et trouve la paix auprès du discret artiste Ivan Skorikov, avec qui elle part en petit train.
Les secrets du passé
La nouvelle « Étrange Femme » raconte l’histoire de Vlada, une femme de caractère surnommée « la dame de fer ». Lors de la fête de ses cinquante ans dans sa datcha, elle se souvient de son amour de jeunesse, Sasha. Le père de Vlada s’était cruellement immiscé dans leur relation et avait humilié Sasha. Peu après, le jeune homme était parti pour le lac Baïkal. Vlada avait épousé le riche Pavel, mais elle avait gardé toute sa vie une profonde amertume envers Sasha, qu’elle considérait comme une « trahison ».
En réalité, Sasha était atteint d’un cancer du sang. Il lui cacha la vérité, ne voulant pas faire souffrir la jeune Vlada. Sasha partit vivre dans la taïga sibérienne chez le garde forestier Prokofich. Là, il trouva le bonheur auprès d’une femme simple, Lena, qui élevait son fils. Lorsque la maladie récidiva, Lena prit soin de lui avec dévouement jusqu’à son décès. Ce n’est que plus tard que Vlada prit conscience de la valeur de sa famille. Son mari, Pavel, fut victime d’un terrible accident et y survécut de justesse. Cet événement aida Vlada à se libérer de ses vieilles rancunes.
La chaleur salvatrice des gens ordinaires
L’histoire « Lyoubochkine toujours vert » est centrée sur Nikolaï Lyubochkine, un plombier incompétent. À quarante-sept ans, il est hospitalisé suite à une crise cardiaque et se retrouve complètement seul. Sa première femme, Svetka, et sa fille adulte, Dasha, refusent de l’aider. Sa seconde femme, Raya, lassée de son insouciance, le quitte également. Olya Melentyeva, la capricieuse, fut la plus grande passion de Lyubochkine. Elle aussi le fit fuir pour l’athlète pugnace.
Lioubochkine est aidée par Galina Smirnova, employée à la cafétéria de l’hôpital. Elle a vécu une vie difficile avec son défunt mari alcoolique et souffre désormais de solitude. Galina achète des vêtements à Nikolaï, lui apporte des plats faits maison et le soutient. Après sa sortie de l’hôpital, Lioubochkine vient chez elle avec un bouquet d’œillets. De simples conversations et une empathie mutuelle leur donnent à tous deux l’espoir d’un avenir ensemble.
Des choix difficiles et les tempêtes de la vie
L’héroïne de la nouvelle « Amour – Sans amour », Lyuba, est mariée à Vova, un visionnaire charmant mais peu fiable, avec un penchant pour la boisson. La mère de Lyuba la réprimande d’avoir quitté son confortable appartement de Nijni Novgorod pour s’installer dans la région de Moscou. Vova rêve de faire fortune grâce à un partenariat avec l’investisseur allemand Odo Prepper.
Lors d’un dîner dans un restaurant chic, Vova s’enivre. Un Allemand, Odo, charmé par Lyuba, lui propose inopinément sa main et une vie de luxe en Europe. Lyuba refuse catégoriquement et ramène son mari ivre chez elle. Le lendemain, Odo lui envoie un énorme panier de lilas. Vova, en revanche, lui offre de modestes œillets. Lyuba cache le précieux panier sous la table et enlace Vova. Elle comprend : elle ne peut troquer son mari volage contre la richesse.
Leçons de miséricorde et de jeunesse perdue
La nouvelle «Pourquoi faites-vous ça, les filles…» est dédiée à Zinaïda Vassilievna, une institutrice âgée surnommée «Trudyashka». Les écolières la taquinent à propos de son amour non partagé pour le professeur de sport, Sergueï Anatolievitch, qui préfère flirter avec la jeune Anglaise Svetochka. Le 9 mai, les élèves sont stupéfaits de voir les médailles et décorations sur sa veste. Zinaïda a combattu pendant la guerre et a participé au mouvement partisan. Durant la guerre, elle a perdu son seul amour, Petia.
Lorsque Zinaïda se casse la jambe, les filles lui rendent visite dans sa petite chambre misérable. Elles y découvrent le portrait d’une belle jeune Zinula en uniforme militaire. Des années plus tard, l’héroïne, devenue adulte, rencontre un professeur de gymnastique vieillissant. Ce dernier prend désormais soin avec amour de Zinaïda Vassilievna, malade. Il dispense ainsi à ses anciennes élèves une leçon de compassion qui n’aurait que trop tardé.
La vie pour elle-même
La nouvelle « L’Amour de la vie » raconte l’histoire de Tomochka, une femme belle et égoïste. En 1933, elle entame une liaison avec un directeur d’usine marié. Après avoir donné naissance à une fille, Tomochka l’abandonne froidement à la maternité. L’homme recueille sa fille, sacrifiant sa carrière. Tomochka est évacuée et vit confortablement aux crochets du président du kolkhoze, un homme aux penchants amoureux, avant de s’enfuir secrètement à Moscou.
Elle épouse ensuite un riche dentiste, mais après son arrestation, elle prend ses affaires et s’installe chez sa tante. Après avoir changé plusieurs fois de protecteurs, Tomochka tombe malade et perd un sein. Bien des années plus tard, elle tente de revoir sa fille devenue adulte. Elle est chassée par la veuve du défunt directeur. La fille envoie secrètement de l’argent à sa mère. Tomochka meurt paisiblement sur un banc près des Étangs du Patriarche, à un âge avancé, conservant jusqu’à son dernier souffle une remarquable légèreté d’esprit.
Confession au repas funéraire
La nouvelle éponyme, « Léger au cœur », raconte l’histoire de Tanya, Galka et Zhanna, amies d’enfance. Chaque année, elles se rendent au cimetière pour se recueillir sur les tombes de leurs mères, puis se retrouvent dans la cuisine de Tanya. Ce repas convivial se transforme en une confession difficile, révélant les fautes de la génération précédente.
Galka confie un secret de famille. Sa tante, Shura, a donné naissance à un enfant malade de son oncle dans sa jeunesse, après quoi elle a fui le village. Elle a élevé Galka uniquement pour expier cette faute. Zhannochka parle de sa mère. Médecin, elle a dissimulé le diagnostic fatal de la femme de son amant, espérant ainsi s’emparer rapidement de l’homme.
Tanya révèle son secret. Sa mère a vendu une bague en diamant qui appartenait à quelqu’un d’autre, un héritage que lui avait légué un voisin avant son décès. Cet argent a sauvé la famille de la famine d’après-guerre. Après avoir exprimé leurs griefs, les amies pardonnent à leurs mères. Elles comprennent qu’elles ont commis des actes répréhensibles pour assurer la survie de leurs enfants.
Corriger le mauvais chemin
Dans la nouvelle « Le Don de Dieu », Nathan et Fira, un couple d’âge mûr, accueillent enfin leur fille tant attendue, Rozochka. Gâtée, la jeune fille s’engage sur une voie périlleuse : elle commet des vols, fréquente de mauvaises personnes et finit en prison. Le père de Nathan meurt d’une crise cardiaque après avoir reçu une convocation au tribunal.
Après son second séjour, Rozochka revient gravement malade. La voisine de Pavel la conduit au village de Gribanovka, où elle est baptisée sous le nom de Raïssa. La communauté religieuse et une compassion sincère transforment l’héroïne. Raïssa épouse un chef de chœur, donne naissance à deux enfants et devient une mère stricte mais aimante. Avant de mourir, sa mère, Fira, se recueille sur la tombe de Nathan et lui raconte le destin heureux de sa fille, dissimulant sa conversion pour préserver la paix de son défunt mari.
Le pouvoir des souvenirs
Le récit d’« Associations, ou la vie d’une femme » est imprégné des réflexions de l’héroïne sur la fugacité du temps et la valeur des souvenirs. Les souvenirs de son enfance à la campagne, la naissance de son fils et la disparition de ses proches se fondent harmonieusement dans une histoire du XIXe siècle inspirée du livre de cuisine d’Elena Molokhovets.
Une jeune femme sans le sou épouse un riche veuf. D’abord malheureuse dans une maison froide avec une belle-sœur souffrant de troubles mentaux, elle trouve un certain réconfort dans les tâches ménagères. L’héroïne transforme sa vie, donne naissance à des enfants, vit une passion passagère pour un voisin, la ruine de son mari et le déclin progressif de sa beauté. L’histoire s’achève sur l’effondrement de son monde, un rappel de la fragilité de l’existence humaine.
L’engouement fatal de la Reine des Neiges
Le recueil s’achève sur la nouvelle « Greta ». Anya aimait sa tante Greta, la plus jeune fille du célèbre joaillier allemand moscovite Grigory, plus que quiconque dans la famille. Cette femme d’une beauté froide prenait soin de son père malade, ayant hérité de toute sa fortune. Greta donna une partie de cet héritage à ses proches déshérités pour qu’ils puissent acheter une maison, apaisant ainsi leur ressentiment.
Devenue adulte, Anya exerce la médecine. Elle tombe amoureuse de Kim, un Coréen sans domicile fixe, soigné dans son service. Souhaitant aider son bien-aimé, Anya l’emmène secrètement à la datcha de Greta, à Malakhovka. La maladie soudaine de son père la tient éloignée de Kim pendant un mois. Finalement, elle arrive à la datcha. Là, elle surprend Kim et Greta en train de s’arroser joyeusement avec un tuyau d’arrosage. Comprenant qu’une idylle est née entre eux, Anya s’en va. Au lieu de la douleur, elle ressent un soulagement et une liberté soudains.
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