« Le Silence de Sabrina » de Vladimir Torin, un résumé
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Ce livre est une œuvre de fantasy sombre et atmosphérique, teintée de steampunk. Publié en 2023, son principal atout réside dans son mélange magistral d’esthétique théâtrale grotesque et de la brutalité du milieu criminel. Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans l’atmosphère sordide des ruelles sordides. La ville est enveloppée d’un smog épais et âcre, et d’une humidité automnale permanente. Ces ruelles obscures recèlent des dangers mortels à chaque tournant.
Ce livre fait partie de la série « …de Gabin ». Cette série relate des incidents mystérieux et le quotidien difficile des habitants d’une métropole fictive. Elle réunit harmonieusement de nombreuses histoires captivantes. Les romans précédents sont « Et la lumière s’éteint », « Mon image post-humaine », « Des nez et des mèches » et « Le Mystère du 12, rue Florette ». La critique littéraire loue unanimement le style narratif sombre et l’atmosphère unique et dense de cette ville industrielle. « Le Silence de Sabrina » s’intègre parfaitement à la chronologie complexe de l’ensemble.
Le début de l’histoire
L’histoire tragique commence par un monologue du marionnettiste Goodwin. Le vieux maître dissimule son visage derrière un masque blanc et enregistre un message audio sur un cylindre de phonographe. Désabusé par sa vie et son entourage, il est las de sa solitude oppressante. Il décide alors d’animer ses propres marionnettes de bois et de leur confier des rôles terrifiants et destructeurs dans une pièce de théâtre à venir. La pièce débutera par son propre meurtre de sang-froid. Le marionnettiste promet de toujours suivre ses créations, invisible.
Un magasin de jouets vide
Les collègues se dirigent vers Fair Alley. Ce lieu abandonné est étrangement silencieux. Ils sont chargés de recouvrer une vieille dette auprès du marionnettiste Goodwin. En approchant de la boutique, les bouffons découvrent un pendu à quatre bras, suspendu à une corde. Guffin s’obstine à affirmer que la figure pendue n’est qu’une réplique en bois. À l’intérieur, la boutique est recouverte d’une épaisse couche de poussière et d’une désolation absolue. Le propriétaire a disparu. Une petite fille en bois inanimée, vêtue d’une robe de velours vert, est assise sur une chaise. Le visage de la marionnette est couvert d’égratignures. Guffin suggère cyniquement de voler la marionnette pour rembourser la dette. Les boutons de sa robe sont très chers. Fortt remarque une flaque de sang frais derrière l’imposante caisse enregistreuse. Effrayé, Fortt accepte de quitter cette boutique sinistre au plus vite. Guffin fourre sans ménagement la poupée dans un sac en tissu sale.
Le réveil de Sabrina
Quittant la ruelle, les ravisseurs se frayent un chemin à travers la foule et montent dans un tramway. La petite fille de bois reprend conscience dans l’obscurité. Horrifiée, elle se souvient de son nom : Sabrina. La créature comprend alors la vérité sur son enlèvement. La poupée dissimule un mystérieux mécanisme d’horlogerie dans une trappe secrète sur sa poitrine. Sabrina ignore la fonction de cet objet, mais elle le protège désespérément.
Dans un wagon faiblement éclairé, un mystérieux monsieur en costume noir et haut-de-forme écoute aux portes la conversation des bouffons. Le trajet du vieux tramway est soudainement modifié suite à une panne fictive du pont Rusty Paperclip. Les passagers descendent à un arrêt d’Elms Park. Un épais brouillard enveloppe la zone. Sabrina tente d’appeler à l’aide le policier de service. Il s’avère que ce dernier est un imposteur. En réponse à ses cris, Guffin frappe brutalement le sac avec un lourd parapluie. La poupée de bois est grièvement blessée. Fortt met fin aux sévices de son ami et jure de protéger la malheureuse marionnette.
Vol au-dessus des canaux
Pour traverser le canal, les bouffons trouvent refuge chez un vendeur de ballons ambulant. Au dernier étage d’un immeuble, M. Ballon possède une authentique montgolfière de contrebandier. Au centre de la pièce, sous une large ouverture dans le toit, un ballon à nacelle d’osier est prêt à décoller. L’occupant de M. Ballon se révèle être une poupée de bois vivante. Lors d’un vol nocturne au-dessus du quartier enfumé de Puces Fortt, il murmure à Sabrina un plan d’évasion ingénieux. Le gentil bouffon veut l’emmener chez son parent, Hamish. Pour la première fois, la poupée commence à croire à une évasion miraculeuse.
La brève idylle est de courte durée. Guffin révèle soudain ses véritables intentions, sombres et obscures. Le clown maléfique est au courant des activités d’espionnage de Fortt. Guffin avoue calmement son implication personnelle dans la mystérieuse disparition du marionnettiste Goodwin. Sans prévenir, il assomme Fortt d’un violent coup de parapluie. Le malheureux Jacob bascule par-dessus bord et tombe du panier directement dans les eaux immondes du canal de Brilli Moe. Son chapeau melon flotte tristement sur les vagues noires. Sabrina perd à jamais son seul protecteur.
Marais et monstres
Guffin et Sabrina atterrissent sains et saufs dans le Slush, un marécage nauséabond à la lisière d’un quartier malfamé. Le Bouffon arrache brutalement à Sabrina le mécanisme d’horlogerie dissimulé dans la poupée. La traversée de ce marécage putride est entièrement sous le contrôle des cruels frères Grimmson. Teddy Grimmson transporte Guffin dans un téléphérique grinçant. Soudain, les passeurs sont attaqués par le sanguinaire Blutagel. C’est une énorme sangsue infernale, vêtue d’un manteau crasseux et d’un chapeau haut-de-forme cabossé. Le monstre suce le sang des deux frères, sans laisser de trace.
Guffin est miraculeusement sauvé par l’apparition soudaine de bandits armés de la bande de Svor. Les criminels dissimulent leurs visages derrière d’effroyables masques de chien en cuir. Ils aveuglent la sangsue géante avec de puissants éclairs de lumière rouge et l’assourdissent avec une sirène en laiton. Après avoir rapidement vaincu le monstre, ils assomment perfidement Guffin d’un coup dans le dos. Le bouffon inconscient et son sac sont chargés dans une petite barque et conduits en toute hâte au quai de la taverne Mokritsa.
Affaires et intrigues
Dans la cour sombre de l’auberge, Guffin reprend peu à peu ses esprits. L’aubergiste sévère, Karl le Sans-Nez, tente d’extorquer au bouffon captif de précieux secrets de contrebandiers. Le neveu de l’aubergiste, Porcinet, s’amuse à allumer le pétard vert de Guffin. Ce feu d’artifice éclatant sert de signal à la bande cachée. Guffin est sauvé d’une torture imminente par l’intervention armée opportune de ces mêmes bandits, la Meute. Le bouffon et ses gardes silencieux, les frères John et Dick Derrick, se mettent en route pour le repaire principal de la bande de chiens.
Dans une station de métro pneumatique abandonnée, les détails scandaleux d’un complot criminel sont révélés. Guffin, cynique, fait chanter les frères Derrick avec leur secret. La bande, suite à un accord secret, avait aidé le bouffon à traverser les marais mortels. Guffin dissimule soigneusement ses véritables intentions. À présent, les bandits, à contrecœur, conduisent Guffin jusqu’à leur redoutable chef, surnommé « Gloomy ». Sabrina écoute attentivement les conversations des ravisseurs et comprend clairement l’ampleur terrifiante du réseau criminel. La poupée ressent vivement le désespoir absolu de sa situation pitoyable.
Le repaire de la meute
Le groupe arrive devant un immeuble de grande hauteur au nom effrayant : « Le Chenil ». Le bandit, Ugryumy, est un colosse de près de trois mètres de haut. Le chef de la bande, vêtu d’un costume d’affaires, scrute attentivement le ciel nocturne à travers un lourd télescope en laiton. La brute ordonne à ses hommes armés d’abattre immédiatement l’insouciant volant. Sabrina, timidement, regarde dans le télescope. Elle reconnaît aussitôt le mystérieux homme du tramway du soir. L’étranger survole courageusement la ville à l’aide d’un parapluie à hélice portatif. Une rafale de mitrailleuse tirée par le dirigeable de combat de la Meute, la « Vieille Femme », abat sans pitié l’engin à hélice. L’homme s’écrase sur les toits du Quartier des Puces.
Sabrina est laissée sans surveillance dans une grande pièce. Dans la pièce voisine, elle surprend une fillette nommée Bizzy, enchaînée à un tuyau rouillé, qui raconte à des enfants un conte terrifiant. Ce récit macabre d’un bébé chien né avec une tête de chien et qui se venge cruellement de ses parents glace le sang d’une poupée de bois. Malgré tout, la poupée, prise d’un désespoir extrême, décide de se jeter par la fenêtre et de faire une chute de plusieurs dizaines de mètres. La fugueuse est arrêtée au dernier moment par Pretty Dit. Une grande femme portant un masque de chien s’empare du parapluie qui aurait pu sauver la poupée. Dit refuse catégoriquement de rendre son parapluie à Sabrina. Pretty Dit remet de force la captive dans le sac et coud fermement le tissu rêche, conseillant sincèrement à la poupée de faire semblant d’être soumise et obéissante.
Nouvelle actrice de la farce
Guffin ramasse à nouveau le sac cousu et retourne dans la ruelle dévastée. Tully Breckenbock, un forain amer, boit du vin bon marché au milieu des cendres de son théâtre. La police a mené une descente brutale et inattendue. Les agents ont arrêté ou abattu la quasi-totalité des artistes de rue de la troupe. Margot Trepple, la vedette du théâtre, a perdu ses dents de devant à jamais et est condamnée aux travaux forcés. Breckenbock accuse haut et fort son rival de toujours, Fenwick Smokeymirrorbrim, d’être à l’origine de cette descente.
Guffin présente fièrement Sabrina, meurtrie et crasseuse, au propriétaire ivre. L’apparition de la marionnette de bois inspire instantanément le metteur en scène, bouleversé. Tully Breckenbock dégrise rapidement et saute avec assurance sur ses échasses. Le propriétaire du stand s’écrie : «Nous allons réaliser l’impossible! Nous allons monter cette satanée pièce!» Il nomme la marionnette de bois torturée nouvelle actrice principale de la prochaine production théâtrale. Sabrina sera contrainte de travailler dur sur scène pour une vengeance théâtrale élaborée.
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