« Mon calendrier » de Boris Akounine, résumé
Ce livre est un journal intime-almanach, publié en 2024, où chaque jour est associé à un événement historique ou fictif précis. L’auteur a délibérément choisi d’égaliser la durée des mois, leur attribuant trente et un jours chacun. Ce choix permet d’intégrer harmonieusement au récit des dates fictives telles que le 30 février ou le 31 juin.
Histoires de janvier et février
La nouvelle année s’ouvre sur la Proclamation d’émancipation d’Abraham Lincoln. Ce texte invite chacun à trouver sa liberté intérieure. L’auteur évoque Isaac Asimov, John Tolkien et Umberto Eco, qui écrivit son célèbre roman policier par pur plaisir. Boris Akounine suggère de consacrer au moins une heure par jour à ses loisirs. Une telle activité peut un jour se transformer en quelque chose de plus grand. Sadako Sasaki et ses grues en papier sont mentionnées, ainsi qu’Elisabeth Sirani, qui a défié le monde de la peinture, alors dominé par les hommes. Le lecteur découvre le passage du Rubicon par César et les contes du Petit Chaperon rouge de Charles Perrault. L’auteur rend hommage à Émile Zola pour sa lettre ouverte en défense d’Alfred Dreyfus. Des mots de gratitude sont adressés à Jimmy Wales, créateur de l’encyclopédie en ligne. Le mois de janvier se termine par le Jour du Jambon, en l’honneur du chimpanzé astronaute américain.
En février, le lecteur découvre treize jours manquants, témoins de la transition vers le nouveau calendrier. Ces jours sont l’occasion de rattraper le temps perdu. On évoque le soulèvement du camp de concentration de Mauthausen et le lancement d’un réseau social par des étudiants de Harvard. Boris Akounine parle du marquis de Sévigné et de saint Isidore, patron des programmeurs. L’auteur se souvient de la mort d’Alexandre Pouchkine en duel et de l’assassinat d’Alexandre Griboïedov par des fanatiques perses. On célèbre la découverte par Dmitri Mendeleïev de la formule de l’alcool à base d’eau. Un 29 février bissextile, le compositeur Gioachino Rossini abandonne l’opéra pour se consacrer à la cuisine. Le 30 février, une date imaginaire, l’Atlantide est détruite. Le 31 février est déclaré trou noir : mieux vaut rester sous la couette.
Chroniques de mars et avril
Le printemps s’ouvre sur la tradition ancestrale du Nouvel An de mars. L’auteur évoque la délivrance des tyrans, citant en exemple la mort de Nicolas Ier et de Joseph Staline. Il mentionne également Hinamatsuri, la fête japonaise des jeunes filles, ainsi que le jour où Vassili Trediakovski composa ses premiers vers maladroits. Malgré sa grave maladie et la guerre civile qui fait rage, l’artiste Boris Koustodiev peint de joyeuses toiles représentant des marchands.
L’auteur évoque ensuite Raymonde de Laroche, la première femme aviatrice. L’arrivée de la poupée Barbie redéfinit les standards de beauté des jeunes filles. Alexander Bell est mentionné lors de son premier appel téléphonique à son assistant, ainsi que l’inventeur chinois du papier, Tsai Lun. L’écrivain condamne l’assassinat d’Alexandre II par Narodnaya Volya (la Volonté du Peuple), qui entraîna une série de catastrophes nationales. Le mois s’achève avec la Fête des Cerisiers en Fleurs, où la contemplation de la beauté est à l’honneur.
Avril débute par une journée dédiée aux femmes brillantes, avec Clementine Churchill comme exemple inspirant. L’auteur évoque Hans Christian Andersen, qui séjourna cinq semaines chez Charles Dickens. Il fait également mention du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, publié en pleine période de troubles. Suivent des réflexions sur le droit de porter la barbe et les communes de Charles Fourier.
Au milieu du printemps, les souvenirs de l’ingénieur britannique Isambard Brunel et de la reine Anne, qui légalisa le droit d’auteur, reviennent à l’esprit. Alexandre Ier fonda le Comité secret. Cette initiative insuffla à la société l’espoir de réformes bénéfiques. L’auteur évoque l’enregistrement du premier album de rock ’n’ roll et la Journée noire sud-coréenne dédiée aux cœurs solitaires. Le mois d’avril s’achève sur des réflexions autour de la philosophie de Marc Aurèle et de l’anniversaire d’Emmanuel Kant, qui guérit par la seule force de sa volonté.
Histoires de mai et juin
Le mois de mai s’ouvre sur la Journée du muguet, célébrée en France. Boris Akounine évoque le pouvoir du règne bienveillant de Catherine la Grande et le cynisme calculateur de Nicolas Machiavel. On pense à Léon Tolstoï, qui, apercevant un buisson de bardane, invente l’histoire d’Hadji Murat. C’est une journée de bravoure, commémorant le calme et l’intrépidité du philosophe Socrate face à la pendaison par la ciguë.
L’auteur évoque Antoine Lavoisier, dont la tête fut tranchée par les révolutionnaires français. On entend des chansons de Bulat Okoudjava et l’on célèbre la comtesse Molokhovets, qui offrit au peuple un livre de recettes. On se souvient de Florence Nightingale, qui créa un système de soins empreint de compassion pour les malades. Le cardinal de Richelieu ordonne d’aiguiser les couteaux, préservant ainsi les festins des attaques à l’arme blanche. Le mois s’achève le jour de la mort de la perfide duchesse Krumhilda, jour où il est permis de laisser libre cours à sa colère.
Le mois de juin s’ouvre sur des réflexions concernant l’assassinat de la famille royale népalaise et l’énigmatique comte de Cagliostro. L’auteur évoque le roi d’Angleterre Édouard VIII, qui abdiqua par amour pour une Américaine divorcée. On se souvient des frères Montgolfier, pionniers du ballon à air chaud. Ray Bradbury nous laisse avec ses avertissements fantasmagoriques sur les colonies martiennes. On célèbre les anniversaires d’Alexandre Pouchkine et de Piotr Tchaadaïev.
L’été se poursuit avec la sortie du faux chef-d’œuvre musical d’Albinoni et l’évasion de trois forçats d’Alcatraz. Boris Akounine évoque la parution des premiers articles de presse mensongers sur l’issue de la bataille de Waterloo. Le monarque bavarois Louis, noyé dans un lac peu profond dans des circonstances troubles, lui revient à l’esprit. Juin s’achève le 31, lorsque l’inspecteur Erast Fandorin et la nonne Pélagie manquent de se croiser sur le quai d’une gare. Leur destin leur échappe.
Motifs de juillet et d’août
La chaleur de juillet s’ouvre sur la mort absurde d’Allan Pinkerton, qui s’est mordu la langue en tombant. L’auteur se remémore le vingt-septième anniversaire funeste qui a coûté la vie au chanteur Jim Morrison. Alice Liddell, qui l’a contraint à coucher sur le papier l’histoire du terrier du lapin, lui vient à l’esprit. L’auteur évoque ensuite la fête japonaise de Tanabata et le succès posthume, bien que tardif, d’Alexander Grin.
Le récit relate ensuite l’acte héroïque de Lady Godiva, qui traversa nue les rues de Coventry pour abolir les impôts. Akounine évoque le philosophe zen Daisetsu Suzuki et la publication du journal d’opposition « Kolokol » (La Cloche) par Alexandre Herzen. La prise de Jérusalem par les Croisés et la reddition de Napoléon Bonaparte aux Britanniques à bord du Bellérophon sont rappelées. La fin du mois est consacrée à la mort du véritable d’Artagnan lors du siège de la forteresse et au suicide de Vincent van Gogh. L’auteur mentionne le triomphe de Daniel Defoe, acclamé au pilori par une foule londonienne et couvert de fleurs.
Le récit d’août s’ouvre sur l’histoire des sœurs japonaises Kinsan et Ginsan, qui vécurent ensemble pendant 107 ans. Le bref rapport de guerre de Jules César et le départ des caravelles de Christophe Colomb sont évoqués. L’auteur parle du traité de paix signé par Marguerite d’Autriche et Louise de Savoie. On pense également à Alexandre Radichtchev, condamné à mort pour un ouvrage séditieux.
L’auteur revient sur les ravages de la Révolution culturelle chinoise. Il évoque la première pierre de la tour de Pise. Il relate le voyage de Ferdinand Magellan et la plaisanterie malheureuse de Ronald Reagan sur le bombardement du territoire soviétique. Il se souvient de la fête japonaise d’O-Bon et de la mort paisible de l’artiste William Blake. En août, il raconte l’histoire de Geronimo, un alpaga atteint de tuberculose, pour lequel presque toute la Grande-Bretagne s’est battue en vain.
Réflexions de septembre et octobre
Le mois de septembre s’ouvre sur la mort du roi Louis XIV et la capitulation de l’Empire japonais. L’auteur évoque le petit État montagneux de Saint-Marin et la disparition prématurée de la chanteuse de rock Yanka Diaghileva. Il revient sur la décision fatale de Nicolas II de prendre la tête de l’armée, décision qui mena à l’effondrement du pays. Il déplore le changement de nom de Saint-Pétersbourg et la destruction de jouets militaires.
L’auteur évoque la reine Élisabeth II et la signature du traité de Nystad. Il mentionne Anna Snitkina, devenue l’ange gardien de Fiodor Dostoïevski. Il relate la création du champagne Dom Pérignon et la destruction d’une exposition d’art par des bulldozers. Le mois s’achève le 31 septembre. Cette date est consacrée aux lamentations et à l’apitoiement sur soi, car les marins contraignent Christophe Colomb à faire demi-tour.
Octobre débute avec la Fête des Personnes Âgées. L’auteur évoque François d’Assise et la chanteuse française Marie Laforêt, qui perdit la raison avec l’âge. Il se souvient également d’Heinrich Himmler et de l’architecte Alexeï Chtchousev, qui construisit le mausolée de granit. L’auteur aborde la Journée des Chauves-Souris, la Journée des Paresseux et la Journée des Patrons. Il mentionne enfin le sort de l’empereur chinois Puyi, réhabilité en simple jardinier par les nouvelles autorités.
Akounine évoque la chatte cosmique française Félicette. Il pense à Arthur Rimbaud, qui cessa d’écrire de la poésie à dix-huit ans, et aux frères Corey, lauréats du prix Nobel de biochimie. Il relate l’incident boursier qui déclencha la Grande Dépression. Octobre s’achève avec le Manifeste du 17 octobre, qui offrit une brève illusion de libertés civiles, et la Journée des Innocents en Espagne.
Résultats de novembre et décembre
Novembre accueille le lecteur avec la Fête des Morts mexicaine. L’auteur évoque Pierre le Grand et le graphomane au grand cœur, Dmitri Khvostov. L’assassinat par la Tchéka de l’espion britannique Sidney Reilly au parc Sokolniki lui revient à l’esprit. L’auteur relate la victoire des révolutionnaires français à Jemappes et l’héroïque ingénieur mexicain Jesús García Corona, qui détourna de la ville un train en feu chargé de dynamite.
On évoque Margaret Mitchell, qui écrivit son best-seller par ennui, et la chute du mur de Berlin. Boris Akounine relate la rencontre discrète entre Stanley et Livingstone, le journal de Maria Bashkirtseva et la fête japonaise célébrant la croissance des enfants. Le mois de novembre s’achève avec la Journée de la libre-pensée de François Voltaire et le saut de Stanislav Kourilov dans l’océan depuis un paquebot soviétique. Le 31 novembre est consacré à l’édit de l’empereur byzantin Constant, qui interdisait aux hommes de s’aimer.
Décembre s’ouvre sur la légende du vieux Fiodor Kouzmitch et le suicide de l’écrivain Romain Gary, hanté par la vieillesse. L’auteur évoque la fin de la Guerre froide et ses lettres au Père Gel finlandais. On pense à la ballerine Mathilde Kshesinskaya, qui a traversé une période de bouleversements sanglants. Akounine parle de la Saint-Georges, jour où les paysans pouvaient s’affranchir de leurs maîtres.
La mort de Charles XII, victime d’une balle perdue, et la force morale de l’académicien Andreï Sakharov sont évoquées. L’auteur rend hommage à Lazar Zamenhof, créateur de l’espéranto. La mort tragique d’Ossip Mandelstam dans un camp de transit et le courage de son épouse Nadejda sont rappelés. Le mois de décembre s’achève sur le récit de la trêve de Noël sur le front occidental. L’ouvrage se conclut par un appel à la gratitude pour tous les moments de joie de l’année écoulée et par une invitation à renouveler notre détermination à accomplir de nouvelles choses.
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