Résumé de « Quentin Durward » de Walter Scott
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Le roman historique de Walter Scott, Quentin Durward, paru en 1823, transporte le lecteur dans la France du XVe siècle. Cette œuvre recrée avec minutie l’époque difficile du déclin de la féodalité et de l’avènement de la monarchie absolue. Le récit s’articule autour du conflit psychologique entre le roi Louis XI, mystérieux et discret, et son vassal farouche, Charles le Téméraire, duc de Bourgogne. Sur fond de leur rivalité politique, se déroule l’histoire d’un jeune noble écossais en quête de gloire à l’étranger.
Le roman a acquis une popularité mondiale et a servi de base à des adaptations cinématographiques à succès, parmi lesquelles se distingue le film d’aventure russe de 1988.
En 1461, Louis XI monta sur le trône de France. Le pays était épuisé par des années de guerre contre l’Angleterre et les pillages des bandes de mercenaires. Le roi dut faire face à une puissante noblesse féodale, menée par le fils du duc de Bourgogne. Le souverain de France chercha à renforcer son autorité centrale par la ruse, la corruption et la diplomatie. Son rival, Charles le Téméraire, misait sur la force militaire, rêvant de transformer ses territoires en un royaume indépendant.
En 1468, Quentin Durward, un Écossais de dix-neuf ans, arriva en Touraine. Son château avait été incendié et sa famille exterminée par le clan Ogilvy, hostile à son sort. Ayant échappé à la tonsure monastique forcée, Quentin quitta sa patrie pour s’engager dans l’armée. Le jeune homme était vif d’esprit, courageux et d’une excellente adresse au tir, mais totalement novice en matière d’intrigues de cour.
À un gué sur une rivière tumultueuse près du château de Plessis-les-Tours, Quentin rencontre deux étrangers. L’un se présente comme le vieux marchand Pierre, mais sous cette façade modeste se cache le roi Louis XI en personne. L’autre se révèle être Tristan l’Ermite, le sévère chef de la police royale. Le souverain apprécie la franchise de l’Écossais et l’invite à l’auberge du Lys pour un copieux petit-déjeuner.
À l’auberge, Quentin est servi par une charmante jeune fille de seize ans, Jacqueline. Son regard pensif et ses manières distinguées éveillent chez le jeune homme des soupçons. Il s’agit en réalité de la comtesse Isabelle de Croy, qui a fui la Bourgogne avec sa tante, Ameline. La jeune fille se cache de Charles le Téméraire, qui cherchait à la contraindre à épouser son favori, Campo Basso. Quentin tombe secrètement amoureux de la belle inconnue.
À Tours, Quentin rencontre son oncle, Louis Leslie, surnommé Baldur. Ce dernier sert dans la prestigieuse Garde écossaise, qui protège le roi. Son oncle vante à son neveu les avantages du service royal, où les mercenaires sont grassement payés. Baldur conseille à Quentin de rejoindre leurs rangs pour améliorer sa situation et acquérir gloire.
Évasion du nœud coulant et service royal
En se promenant sur les rives du Cher, Quentin aperçoit le corps pendu d’un gitan à un arbre. Pris de compassion, le jeune homme coupe la corde, tentant de ranimer le malheureux. Les paysans des environs, terrifiés, prennent la fuite, et les gardes de Tristan l’Ermite s’emparent de l’Écossais. Accusé d’avoir enfreint le décret royal et d’entrave à la justice, il est condamné à être pendu sur-le-champ au même châtaignier.
Quentin échappe de justesse à une exécution par des gardes écossais menés par Balafre et Cunningham. Une escarmouche éclate entre les archers et les hommes du prévôt. Lord Crawford, commandant de la garde, intervient et inscrit le nom de Quentin sur la liste des gardes. Le jeune homme obtient ainsi le droit d’être jugé uniquement par la cour royale et échappe à la persécution de Tristan. Quentin prête serment d’allégeance à la couronne de France.
Lors de la réception matinale dans la salle d’audience, Quentin est stupéfait de reconnaître le monarque comme étant le marchand Pierre. À ce moment précis, l’ambassadeur de Bourgogne, Philippe de Crauceur, arrive. Il exige avec fermeté la reddition des comtesses de Croy, fugitives, accusant Louis XI d’abriter des rebelles. Face à une réponse évasive, Crauceur lance un défi et déclare la guerre au nom de Charles le Téméraire. Louis XI obtient un bref sursis.
Lors d’une chasse royale, Louis XI se retrouve seul face à un sanglier furieux et blessé. Le monarque glisse sur l’herbe mouillée et s’écrase le visage contre le sol. Sa vie ne tient plus qu’à un fil, mais Quentin arrive à temps et transperce le sanglier d’un coup précis de sa lance. Le roi remercie son sauveur mais lui ordonne de garder le silence sur ce qui s’est passé.
Un plan astucieux et un voyage en Flandres
Souhaitant éviter la guerre, Louis XI conçut un plan perfide. Il décida de faire sortir secrètement les comtesses de Croy du château sous prétexte de les envoyer chez leur parent, l’évêque de Liège. En réalité, le roi prévoyait qu’elles soient attaquées en chemin par le bandit Guillaume de la Marck, surnommé le Sanglier des Ardennes. Louis XI espérait que ce dernier épouserait de force Isabelle et deviendrait une menace constante pour la Bourgogne. Le monarque confia la protection des dames à Quentin.
Le roi consulte l’astrologue Galeoti Martivalle, qui dresse l’horoscope de Quentin. Le savant confirme que les astres prédisent la réussite au jeune homme et que son destin est étroitement lié à celui du monarque. La compagnie se met en route à minuit. Les voyageurs sont accompagnés de leur guide, Hayraddin Mograbin, frère du gitan exécuté. En chemin, la caravane est attaquée par des chevaliers déguisés, mais Quentin repousse courageusement l’attaque et blesse le prince d’Orléans.
Passant la nuit dans un monastère franciscain, Quentin suit la trace d’Hayraddin. Dans la forêt, près d’un ruisseau, il surprend une conversation entre une gitane et un mercenaire allemand. Il s’avère que Mograbin prépare une embuscade à la Croix des Rois pour livrer Isabelle aux hommes de la Marck. Afin de sauver sa bien-aimée, Quentin change de cap. Il dirige son détachement le long de la rive gauche de la Meuse et conduit les deux femmes saines et sauves au château de Schönwald.
Pogrom et fuite de Schönwald
L’évêque de Liège accueille les fugitifs. Quentin se rend à Liège, où les bourgmestres Pavillon et Rusler le prennent pour l’ambassadeur de France. Une rébellion, fomentée par des agents de Louis XI, éclate dans la ville. Cette nuit-là, les troupes de Guillaume de la Marck prennent d’assaut Schonwald. Quentin se fraye un chemin à travers la horde de brigands, retrouve Isabelle dans une chapelle secrète et la sauve des griffes du massacre.
En fuite, Quentin et Isabelle se retrouvent dans une grande salle où le Sanglier des Ardennes célèbre sa victoire. Devant des soldats ivres, de la Marck ordonne au boucher Nikkel Block de tuer l’évêque captif. Le monstre frappe d’un coup de hache, et le prélat s’effondre, mort. Les bourgmestres, indignés, protestent. Quentin, hardiment, prend le fils de de la Marck en otage et, au nom de la France, exige le passage du détachement de Pavioine.
Le jeune homme cache Isabelle chez Pavioin, la faisant passer pour une Flamande. La jeune fille décide de se rendre à Charles le Téméraire pour éviter un sort plus funeste. En chemin, ils sont attaqués par les Carrières Noirs de La Marck, mais Philippe de Craucoeur, arrivé à temps, met l’ennemi en déroute. L’ambassadeur envoie Isabelle au monastère de Charleroi et emmène Quentin à Péronne, où il attend son procès.
Emprisonnement du roi et procès à Péronne
À Péronne, on apprend que Louis XI est venu rencontrer le duc de Bourgogne pour des négociations personnelles, se fiant à son honneur. En apprenant par Craucoeur l’assassinat de l’évêque, Charles le Téméraire entre dans une rage folle. Il ordonne l’arrestation du roi de France et son emprisonnement dans la tour du comte Herbert. Louis XI comprend que sa vie est en danger. Il prie et obtient l’annulation de l’ordre d’exécution de l’astrologue Galéoti, qui, par la ruse, se sauve.
Lors du conseil, Quentin Durward livre un témoignage sincère. L’archer écossais relate son périple en détail, confirmant avoir défendu la comtesse sur ordre du roi, mais niant l’implication de Louis XI dans le meurtre de Schönwald. Isabelle témoigne également en faveur du monarque. Charles le Téméraire est contraint de modérer sa colère. Il décide de conclure un traité de paix avec le roi et de marcher ensemble sur Liège.
Le duc de Bourgogne décrète que la main d’Isabelle et ses riches domaines reviendront à celui qui tuera Guillaume de la Marck et rapportera sa tête. Avant l’exécution, le gitan Hayreddin, par gratitude, révèle à Quentin le plan secret de de la Marck : un raid nocturne, avec des hommes déguisés en Français. Le gitan décrit également à Quentin l’armure que portera le bandit.
La bataille finale et une récompense bien méritée
Les forces alliées assiègent Liège. La nuit venue, les rebelles lancent une sortie sous le faux cri de « Denis Montjoie ! », mais grâce à la vigilance de Quentin, l’armée est prête au combat. À l’aube, un archer écossais repère de la Marck, déguisé en Dunois, et l’affronte dans un duel brutal. Quentin blesse le monstre, mais entend les cris de détresse de Gertrude Pavioine, emmenée de force par un maraudeur. Fidèle à son devoir, le jeune homme abandonne l’ennemi.
Le duel contre le Sanglier des Ardennes blessé prend fin grâce à Baldur, qui décapite le bandit. Au conseil de la cathédrale, de nombreux chevaliers réclament la main de la comtesse, mais Lord Crawford présente le véritable vainqueur. Le vieux soldat Baldur refuse sa récompense en faveur de son courageux neveu. Charles le Téméraire et Louis XI reconnaissent les droits de Quentin Durward. Le jeune Écossais lie son destin à celui de la comtesse Isabelle.
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